"Je voyais le viager comme une dépense plutôt qu'un investissement"
Stéphan a été séduit par le bouquet peu élevé qui était réclamé.
- Publié le 09-02-2023 à 18h00

Libre Immo | Le Dossier
Jeune quadra, commercial de profession, Stéphan s'est toujours intéressé à l'immobilier. Déjà propriétaire de son logement et d'un second bien qu'il loue depuis quelques années, il en cherchait un troisième pour réaliser un nouvel investissement et préparer ses vieux jours.
"En fait, je n'avais jamais vraiment pensé au viager dans le cadre d'un investissement, avoue-t-il. J'ai toujours vu cela comme quelque chose qui coûte de l'argent et qui est incertain. Je ne voyais pas non plus comment l'autofinancer avec mes revenus, comme c'est le cas pour l'appartement que je loue. Je suis tombé par hasard sur un bien vendu en viager et j'ai voulu en savoir plus."
Un investissement abordable
S'il a vite compris qu'on ne pouvait pas tirer de loyer et donc de revenu direct du viager, il a été séduit par le bouquet peu élevé qui était réclamé. "J'ai également pris conscience que l'immobilier prend toujours de la valeur et que la rente n'était pas énorme non plus. Après un rapide calcul, je me suis aperçu que mon bien en location permettait de financer la rente à payer pour le bien en viager. Pour parler des chiffres de manière transparente, je loue mon bien à 2 200 euros par mois, ce qui me permet de dégager 1 000 euros de boni tous les mois. Cela fait donc 12 000 euros par an, desquels il faut déduire environ 3 000 euros de frais divers, comme le cadastre, les assurances, l'entretien, etc.). J'ai donc 9 000 euros à investir puisque mon salaire me permet d'assumer mes dépenses quotidiennes. Cet achat en viager ne me coûte pas 9 000 euros par an puisque j'ai payé un bouquet de 15 000 euros pour une rente de 250 euros à verser pendant 15 ans."
L'intérêt de la négociation
Ce qui l'a aussi interpellé dans le viager, c'est la possibilité de négocier. "Il y a toujours moyen de discuter et de revoir le prix de la rente et du bouquet. On peut également revoir certains critères, comme l'obligation ou non de partir à la fin du versement de la rente, l'abandon d'usufruit. Ce système est, selon moi, beaucoup trop méconnu et permet pourtant d'investir sans avoir des dizaines de milliers d'euros de côté."
