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Quartier Louise : moins de rénovations de bureaux que de reconversions en logements

C'est le plus petit quartier de bureaux de la capitale, abritant 5 % du stock, face aux mastodondes que sont ses homologues Léopold, Nord, centre-ville et décentralisé. Il n'en conserve pas moins son statut de "central business district" et ses prétendants, avocats et consultants.

Bruxelles - Tunnel Bailli sous l'avenue Louise - Bruxelles mobilité va devoir placer des étancons sous les structures afin qu'elles ne s'effondrent pas A Bruxelles le 23 mars 2023.
Au 19e siècle, l’avenue Louise permettait aux gens de la ville d’aller à la campagne. Cent ans plus tard, c’est un mouvement inverse qui s’est opéré. ©JC Guillaume

Déroutant, changeant. Aussi bizarre que cela puisse paraître, ce sont bien ces termes qui illustrent le mieux le marché immobilier de l'avenue Louise à Bruxelles. C'est qu'au cours de son histoire, qui a commencé en 1866, l'artère a continuellement vogué entre résidentiel et bureaux, démolitions et reconstructions, rénovations et reconversions.

Son poids actuel sur le marché bruxellois du bureau est plutôt léger, "se limitant à l'avenue Louise proprement dite et à ses extrémités que sont la Toison d'Or et le début de la chaussée de Charleroi, d'une part, et l'avenue Lloyd Georges, de l'autre, indique Pierre-Paul Verelst, Head of Research BeLux chez JLL. Il y a dix ans, ce sont quasiment toutes les perpendiculaires qui étaient concernées : Souveraine, Mercelis, Defacqz, Vleurgat… Jusqu'aux chaussées d'Ixelles, de Charleroi et de Waterloo." La preuve en chiffres : en 2013, le stock de bureaux du quartier affichait quelque 720 000m²; en 2023, il tournait autour des 550 000m² représentant à peine 5 % du stock abrité dans les 19 communes bruxelloises. "Et on s'attend à ce que l'offre continue à diminuer à l'avenir."

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