La Côte, royaume des résidences secondaires
Libre Immo | Avec des dépenses totalisant 1,7 milliard d'euros, les résidents secondaires constituent le groupe économique le plus important pour le tourisme côtier. Il faut dire que le littoral compte plus de 106 000 maisons de vacances individuelles.
- Publié le 12-04-2025 à 16h07
- Mis à jour le 14-04-2025 à 11h57

Westtoer, l'agence du tourisme de Flandre-Occidentale a récemment détaillé dans un communiqué les résultats d'une étude sur l'impact des résidents secondaires à la Côte. Visiteurs fidèles et actifs, les résidents secondaires viennent à la mer tout au long de l'année. Avec des dépenses totalisant 1,7 milliard d'euros, ils constituent le groupe économique le plus important pour le tourisme côtier.
"La Côte belge reste une des principales destinations touristiques du pays avec 27,3 millions de nuitées par an. 46 % de ce nombre provient de résidences secondaires. La Côte reste très populaire comme destination de proximité. Les résultats de l'enquête nous donnent un aperçu, avec nouvelles opportunités et défis, de ce groupe cible très important pour le tourisme à la Côte", déclare Jurgen Vanlerberghe, président de Westtoer et député provincial.
Selon les chiffres les plus récents, la Côte belge compte plus de 106 000 maisons de vacances individuelles – des logements où aucun domicile n'est établi. Ces maisons sont principalement entre les mains de Belges : 75 % viennent de Flandre, 13 % de Wallonie et 6 % de Bruxelles. Les 6 % restants ont un propriétaire étranger, généralement originaire d'un pays voisin. Les maisons de vacances représentent 18,4 millions de nuitées au littoral : 6 millions par des locataires et 12,4 millions dans le cadre d'un usage personnel (usage en tant que résidence secondaire). 46 % des nuitées touristiques à la Côte (27,3 millions) sont attribuables à des résidents secondaires.
Pour mieux connaître les souhaits et besoins de ce dernier groupe, Westtoer a organisé une enquête approfondie auprès de 3 200 propriétaires de maisons de vacances à la Côte.
L'usage personnel prime
En moyenne, une maison de vacances à la Côte est occupée 87 nuits par an, 74 de ces nuits pouvant être attribuées aux résidents secondaires. Pendant les 13 nuits restantes, la résidence secondaire est prêtée à la famille ou à des amis, ou elle est louée. Les résidents secondaires viennent à la mer toute l'année. Aux moments de grande affluence pendant les vacances d'été, plus de 60 % de ces maisons de vacances sont occupées. Mais, en dehors des mois d'été, ces résidences secondaires sont également utilisées. Une petite minorité (7 %) des propriétaires de résidences secondaires loue leur maison lorsqu'ils ne l'utilisent pas eux-mêmes. Ils le font surtout pour couvrir les frais. La location d'une maison de vacances est assurée, à proportion égale, aussi bien par l'intermédiaire d'une agence de location que par le propriétaire en personne. Les propriétaires qui ne souhaitent pas louer invoquent souvent une totale liberté d'utilisation de leur maison de vacances.
Idéal pour une maison de vacances
Neuf propriétaires sur dix ont acheté leur maison de vacances. Les 10 % restants l'ont reçue ou en ont hérité. Parmi les principales raisons mentionnées pour l'achat d'une telle maison, citons le besoin d'échapper à la routine quotidienne et l'envie de passer plus de temps en famille et entre amis. Un propriétaire sur trois considère cette maison comme un investissement à long terme.
Le choix de la Côte belge est évident, la présence de la mer et de la plage étant un atout majeur. C'est une destination attrayante toute l'année, où on a directement l'impression d'être en vacances.
Des résidents actifs et mobiles
Presque tous les résidents secondaires (94 %) se rendent à leur maison de vacances en voiture. Outre se promener, ils aiment prendre un verre en terrasse ou dans un bar de plage, aller au restaurant, faire du shopping et du vélo. Il leur arrive régulièrement de visiter une autre station balnéaire ou l'arrière-pays. Seulement 11 % d'entre eux sortent rarement voire jamais de la station balnéaire où se trouve leur maison de vacances.
Ils adorent leur maison et sont dans l'ensemble très satisfaits de la station balnéaire où elle est située. Ils accordent une grande importance à la présence de suffisamment de possibilités de stationnement et la disponibilité des informations intéressantes. Les propriétaires d'une résidence secondaire s'intéressent aussi au programme des événements dans leur station balnéaire, les voisines et l'arrière-pays. Les informations concernant l'ouverture de nouveaux restaurants, cafés et magasins sont très demandées.
23 % pour l'installation définitive
23 % des propriétaires envisagent plus tard de s'installer à la Côte. L'environnement sain et attrayant les incite à choisir la Côte belge comme résidence principale. La proximité des équipements et commodités joue aussi un rôle important.
Plus d'un milliard d'euros de dépenses
En moyenne, un résident secondaire dépense 67 euros par personne et par nuit, soit en moyenne 11 euros de plus que les dépenses quotidiennes moyennes des locataires de maisons de vacances. Les principales dépenses correspondent aux activités les plus populaires : restaurants, courses quotidiennes, shopping et visites de terrasses ou de cafés. Une résidence secondaire représente également un coût annuel moyen d'environ 8 000 euros.
Sur la base d'évaluations concernant l'usage et le volume des résidences secondaires à la Côte belge, Westtoer a estimé que les dépenses faites par les résidents secondaires en 2024 se chiffraient à 1,7 milliard d'euros, 43 % du total des dépenses des touristes.
Environnement de vie unique
"Sur la Côte belge, 42 % du patrimoine résidentiel sont destinés aux résidences secondaires ou aux maisons de vacances. Cette concentration de résidences secondaires crée une dynamique locale unique sur la Côte belge en tant qu'un environnement de vie unique. Les dépenses des résidents secondaires stimulent considérablement l'économie locale. Cela crée de l'emploi mais offre également une base solide pour un développement économique durable dans la région", conclut Jurgen Vanlerberghe.

