Wezembeek, paradis des expats et des bonnes écoles, dont l'ancienne d'une princesse : "On a plus de potentiel de plus-value qu'à Woluwe Saint-Pierre"
Le dossier Immo sur les communes à facilités | Les cas Wezembeek-Oppem, où l'on peut encore trouver des petites maisons à 350 000 euros, mais aussi des villas frôlant les 3 millions d'euros, et Kraainem, impacté par le survol d'avions.


- Publié le 01-06-2025 à 14h04

Au sein de la périphérie flamande autour de Bruxelles, six communes émergent : celles que l'on dit "à facilités", où le poids immobilier est encore plus soutenu. Pour les raisons que l'on sait et qui boostent toute la périphérie (une véritable proximité avec Bruxelles, des droits d'enregistrement à seulement 2 %, etc.) mais aussi, voire parfois surtout, parce que les candidats francophones y sont davantage sensibilisés. Dossier sur ces six communes à facilités, proches de la capitale. Le chapitre du jour ? Wezembeek-Oppem et Kraainem.

Wezembeek, terre d'expats
Seule commune à facilité qui ne touche pas directement la Région bruxelloise (à cause d'une petite bande de terre appartenant à Kraainem), Wezembeek-Oppem n'en offre pas moins un accès très facile à la capitale. "On est très bien desservis en transport en commun, avec notamment le tram 39 qui va vers Bruxelles, via Stockel et Montgomery, explique Joëlle Harlaux qui tient une petite agence immobilière, Jhimmo, dans la commune flamande. Selon la gérante, les prix de l'immobilier sont en constante hausse, "de l'ordre de 2,5 à 3 % par an", à Wezembeek depuis la fin de la crise du Covid.
"Vous ne pouvez pas avoir le beurre et l'argent du beurre."
Des prix qui se rapprochent de ceux de la très cotée (quasi) voisine Woluwe Saint-Pierre. "Sauf qu'ici, si vous êtes primo acquéreur, vous ne payez que 2 % de droits d'enregistrement. Pour le même prix, vous avez aussi une plus grande maison avec plus d'espaces verts. Wezembeek présente un bon compromis entre qualité de vie et accessibilité, notamment pour les jeunes. On a plus de potentiel de plus-value qu'à Woluwe Saint-Pierre".
Dans l'entité de l'Oostrand, on peut encore trouver de "toutes petites" maisons à 350 000 euros jusqu'à des villas approchant les trois millions d'euros. "Tout dépend évidemment de l'état du bien. Il y a très peu d'appartements à Wezembeek". Comme beaucoup de communes de la périphérie, le lieu a vu l'arrivée de beaucoup de Bruxellois, mais aussi de nombreux expatriés. "On a un accès rapide vers le siège de l'Otan et de nombreuses écoles internationales, que ce soit allemande (Wezembeek), américaine (Sterrebeek) ou britannique (Tervueren)". Joëlle Harlaux parle ainsi d'un triangle de "bonnes écoles" auxquelles il faut rajouter le Collège Heilig Hart où a récemment étudié la princesse Éléonore de Belgique. Seul bémol ? La proximité de l'aéroport de Zaventem amène des nuisances sonores dans certains quartiers. "Les plaintes viennent surtout des habitants de l'avenue Baron d'Huart. Autre part, c'est plus calme. Mais vous ne pouvez pas avoir le beurre et l'argent du beurre", conclut Joëlle Harlaux.
"La plupart des gens qui achètent à Kraainem ont grandi avec les avions"
S'il y a un sujet qui préoccupe nombre d'habitants de Kraainem, c'est le survol des avions qui crée d'importantes nuisances sonores. Et pourtant, cela n'empêche pas les maisons 4 façades situées dans les beaux quartiers (notamment le quartier Bechet, l'avenue baron d'Huart, la route Gouvernementale) de se vendre à un plus d'un million d'euros, voire près de deux millions s'il y a une piscine et/ou un grand terrain. "La plupart des gens qui achètent ont grandi avec les avions", note Quentin Pinte, sales director à l'agence Latour et Petit. "Kraainem reste une commune attirante mais la nuisance sonore des avions et de l'autoroute pour certains quartiers a un impact sur le prix de vente. Le même type de bien au chemin d'Hoogvorst à Tervuren peut se vendre un million de plus", souligne de son côté Chantal Orban directrice de l'agence les Viviers. Et de relever aussi la vétusté de nombreux habitats, notamment autour de l'avenue d'Huart, qui impose de lourdes rénovations. "Les gens sont prêts à acheter mais pas à n'importe quel prix".