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2023, une année boursière médiocre pour les valeurs belges

Le marché a été secoué par la hausse rapide des rendements obligataires, immobilières en tête. Mais il y a quelques bonnes surprises quand même.

Patrick Van Campenhout
En 2023, c’est en grande partie sur le facteur taux que se sont ajustés les cours de Bourse.
En 2023, c’est en grande partie sur le facteur taux que se sont ajustés les cours de Bourse. ©Shutterstock

On l'a vu durant la crise Covid et les taux d'intérêt à zéro, le facteur taux est l'un des principaux leviers de l'activité boursière et des valorisations des actions. En 2023, c'est en grande partie sur cette variable que se sont ajustés les cours de Bourse, à Bruxelles comme ailleurs. Le rendement des obligations d'Etat belge à 10 ans a frôlé les 3,50 % début septembre, avant de refluer lentement. Mais la pression des taux a été intense et constante, ce qui a aussi conduit les gestionnaires à recommencer à engranger des obligations de qualité, au détriment des actions. Beaucoup évoquent maintenant le retour des fonds "60/40", composés de 60 % d'actions et de 40 % d'obligations. C'est une réalité. Ces facteurs expliquent globalement la performance nulle ou presque de l'indice Bel 20, et qui est même passée en négatif aux derniers jours de l'année en raison de la chute vertigineuse de son composant le plus lourd, la biotech Argen-x, plombée par l'arrêt décevant d'un programme de test d'une molécule destinée à soigner une maladie spécifique.

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