Armée belge: "se mettre du côté des rebelles n'appartient pas à notre mandat"
Les F-16 belges impliqués dans la coalition internationale en Libye contribuent à préserver la zone d'exclusion aérienne et à protéger les populations civiles, mais ne participent pas aux bombardements de positions tenues par les pro-Kadhafi, a indiqué mercredi le lieutenant-général Michel Singelé, porte-parole de l'opération pour l'armée belge.
- Publié le 23-03-2011 à 16h32
- Mis à jour le 23-03-2011 à 19h37

Les F-16 belges impliqués dans la coalition internationale en Libye contribuent à préserver la zone d'exclusion aérienne et à protéger les populations civiles, mais ne participent pas aux bombardements de positions tenues par les pro-Kadhafi, a indiqué mercredi le lieutenant-général Michel Singelé, porte-parole de l'opération pour l'armée belge. "Nous sommes dans une guerre pour préserver la zone d'exclusion aérienne. Se mettre du côté des rebelles pour aller libérer des villes n'appartient à notre mandat", a-t-il déclaré lors d'un point de presse, précisant que "les autres pays de la coalition peuvent avoir une interprétation différente".
Les aviateurs belges sous commandement OTAN Le commandant de la composante Air de l'armée, le général-major Claude Van de Voorde, a assuré mercredi que ses aviateurs n'opéraient pas sous commandement américain, mais bien sous celui de l'OTAN - pourtant divisée sur la conduite des opérations contre le régime du leader libyen Moummar Kadhafi. Les Belges sont "intégrés dans un instrument existant de l'OTAN à Ramstein", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse à Bruxelles. "On utilise les moyens qui sont en place", a ajouté le général Van de Voorde. Ramstein, une gigantesque base américaine située près de Kaiserslauten (ouest de l'Allemagne) abrite à la fois un état-major de l'OTAN, le "Headquarters Allied Air Command", et le QG de l'US Air Force en Europe (USAFE). C'est de ce lieu que sont dirigées les opérations de la coalition internationale qui est intervenue en Libye pour "protéger la population libyenne" en vertu de la résolution 1973 du Conseil de sécurité. Les ambassadeurs des 28 pays membres de l'OTAN n'ont toutefois pas (encore) décidé de confier le commandement de la zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye à l'Alliance atlantique. Les plans militaires en ce sens ont déjà été entérinés, mais le feu vert final n'a pas été donné, a indiqué mercredi la porte-parole de l'OTAN, Oana Lungescu.
