Icon payantArticle réservé aux abonnés

En France, là où les bars-tabacs ferment, l'extrême droite progresse : "Ces établissements constituent souvent le dernier lieu de sociabilité"

Une étude inédite met en évidence le fait que la disparition des bars-tabacs en France semble alimenter durablement la progression du vote en faveur de l'extrême droite, en particulier dans les communes rurales.

Laurent Dupuis
Tabac cigarette bar commerce santé
Ce phénomène, qui a initialement été mis en évidence au Royaume-Uni, existe partout ailleurs en Europe. ©JEAN LUC FLEMAL

Les cafés et bistrots disparaissent peu à peu du paysage des villes et des villages français. Alors que la France comptait environ 200 000 troquets en 1960, il en reste aujourd'hui moins de 38 800.

Ce phénomène existe partout ailleurs en Europe. La politiste Diane Bonet s'y est intéressée quand elle était chercheuse au King's College de Londres. Elle a publié en 2021 une étude intitulée Drinking alone consacrée à la fermeture de ces lieux publics et à son impact sur le vote en faveur de l'extrême droite. Elle a montré qu'une disparition supplémentaire de pub dans un quartier augmentait de 4,3 points de pourcentage la probabilité qu'un habitant de ce quartier soutienne le parti Ukip de Nigel Farage.

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.
Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...