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Municipales françaises: la bataille du second tour est déjà bien entamée

Les partis situés aux extrêmes de l'échiquier politique ont réalisé une percée au premier tour des municipales. D'ici à ce mardi 18 h, des listes peuvent fusionner ou se retirer, avant la tenue du second tour.

Laurent Dupuis
Socialist party (PS) mayoral candidate in Paris, Emmanuel Gregoire delivers a speech following the results of the first round of France's 2026 municipal elections in Paris on March 15, 2026. (Photo by Bertrand GUAY / AFP)
Arrivé en tête à Paris, le socialiste Emmanuel Grégoire refuse une alliance avec La France insoumise. ©AFP or Licensors

Les électeurs de 34 982 communes françaises étaient appelés à voter ce dimanche aux élections municipales. À l'issue de ce premier tour, 33 326 d'entre elles connaissent leur nouveau maire, élu dès ce dimanche. Dans les 1526 autres, un second tour sera nécessaire le 22 mars.

Progression des extrêmes

Il ressort de ces premiers résultats que les partis situés aux extrêmes de l'échiquier politique ont progressé. La nouvelle percée du RN est surtout marquée autour du bassin méditerranéen. Louis Aliot et David Rachline ont été réélus dès le premier tour, à Perpignan et à Fréjus, malgré leurs récentes condamnations judiciaires, tout comme les maires sortants de Hénin-Beaumont, de Beaucaire et de Hayange. Plusieurs autres candidats sont en ballottage très favorable pour le second tour : la députée RN Laure Lavalette à Toulon, le député Julien Sanchez à Nîmes, et le député Éric Ciotti, président de l'Union des droites pour la République (UDR) et allié du RN, à Nice. À Marseille, Franck Allisio est en embuscade juste derrière le maire sortant Benoit Payan. Si une seule de ces villes était conquise, cela serait la plus belle victoire pour le RN aux municipales.

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