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Le premier ministre marocain dans le viseur des jeunes manifestants

Aziz Akhannouch concentre sur lui la colère des manifestants de la GenZ depuis deux semaines. Pourtant, il est peu probable qu'il doive quitter la tête du gouvernement.

Julie Chaudier
Demonstrators lift placards during a youth-led protest demanding reforms to public healthcare and education at Mohamed V square in Casablanca on October 6, 2025. For more than a week, Morocco has been shaken by daily protests led mostly by young people following the death of eight pregnant women admitted for caesarean sections at a public hospital in Agadir, sparking outrage over deteriorating public services including the country's struggling health and education systems. (Photo by Abdel Majid BZIOUAT / AFP)
Les manifestants demandent des réformes dans la santé et l'éducation. Ici à Casablanca, lundi 6 octobre. ©AFP or licensors

"Nous tenons à vous informer que le mouvement de protestation sera temporairement interrompu jusqu'à jeudi […] afin de réorganiser et de planifier un plus grand événement, jeudi, avant la réunion du Parlement et le discours royal de vendredi", a annoncé le mouvement Genz212, via les réseaux sociaux, mardi 8 octobre. Depuis le 27 septembre, le Maroc connaît une nouvelle série de manifestations. Elles réclament la fin de la corruption, la réforme des services publics d'éducation et santé et la démission du gouvernement d'Aziz Akhannouch. Pour eux, le chef du gouvernement "personnalise l'échec des politiques publiques", estime David Goeury, géographe, chercheur à la Sorbonne et spécialiste de la politique marocaine.

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