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L'Inde traumatisée par une nouvelle affaire de viol

L'agression sexuelle et l'assassinat d'une médecin dans un hôpital public de Calcutta illustrent les maigres progrès accomplis pour lutter contre un fléau qui défraie régulièrement la chronique.

Rosy Khatoon (2R) sits with her husband Anjaan Miyan (2L), as they wait in a subway to meet a doctor at the All India Institute of Medical Sciences (AIIMS), in New Delhi on August 20, 2024. Rosy Khatoon, whose husband suffers from stomach cancer, however feels the current strike is "unfair". "I don't know how long the strike will last. Senior doctors are not coming to the hospital," Rosy, 35, said, sitting next to her husband carrying a colostomy bag. Protests have been mounting across India since the 31-year-old doctor's bloodied body was discovered at a state-run hospital in the eastern city of Kolkata on August 9. (Photo by Money SHARMA / AFP)
Après 9 jours de grève, des patients sont obligés d'attendre dans un métro de New Delhi pour pouvoir rencontrer un médecin. ©AFP or licensors

Le président de la Cour suprême a eu du mal à dissimuler son agacement. Mardi, la plus haute instance judiciaire indienne a tenu une audience pour se pencher sur le meurtre et le viol en réunion d'une médecin de 31 ans à Calcutta onze jours plus tôt. Ignorant les dénégations de l'avocat du gouvernement du Bengale-Occidental dont Calcutta est la capitale, Dhananjaya Chandrachud a égrené une par une les négligences de l'enquête. "Le crime a été signalé à l'aube et le directeur de l'hôpital a tenté de le camoufler en suicide", s'est agacé le haut magistrat avant d'ordonner la création d'un groupe de travail chargé d'examiner les conditions de sécurité dans les hôpitaux.

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