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Derrière le scandale du périscolaire à Paris, les silences de l'État

Les alertes ont été nombreuses ces dernières années pour dénoncer les dysfonctionnements dans le périscolaire, à Paris comme ailleurs en France, sans provoquer de réaction politique à la hauteur de l'enjeu.

Laurent Dupuis
Paris mayor Emmanuel Gregoire (R) delivers a speech next to First Deputy Mayor responsible for coordinating the districts, major projects of the term, everyday public safety, and Greater Paris, Lamia El Aaraje (C), during the launch of a Citizens' Convention on Protecting Children and Their Time at School at Paris city hall in central Paris on May 18, 2026. The convention, part of a 20-million-euro action plan adopted in April following a sexual abuse scandal in Paris after-school programmes, will gather randomly selected parents to issue recommendations to the city council by July 2026. (Photo by Kenzo TRIBOUILLARD / AFP)
ZEmmanuel Grégoire le nouveau maire de Paris se retrouve en première ligne dans ce dossier de violences sexuelles lors d'activités périscolaires. ©AFP or licensors

C'était le sujet majeur pendant la campagne des élections municipales à Paris : le scandale des violences physiques et sexuelles dans le périscolaire. Il a pris de l'ampleur en 2025, au fil des révélations dans la presse visant des travailleurs chargés de l'encadrement et de l'animation d'enfants à l'école au-delà du temps scolaire.

Alors que la capitale compte quelque 270 écoles maternelles publiques, le parquet de Paris a ouvert des enquêtes pour de possibles violences dans" 84 [d'entre elles, ainsi que dans] une vingtaine d'écoles primaires et une dizaine de crèches", a confié la procureure de la République de Paris, Laure Beccuau, ce dimanche au micro de RTL. "A priori, tous les arrondissements parisiens sont concernés."

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