Municipales : Nathalie Saint-Cricq sanctionnée par France Télévisions
L'éditorialiste et chroniqueuse a lâché une comparaison peu flatteuse alors que son micro était ouvert.

- Publié le 16-03-2026 à 08h55
- Mis à jour le 16-03-2026 à 15h35

Eric Ciotti jubilait ce dimanche soir. A Nice, le candidat de l'Union des Droites pour la République est arrivé loin en tête, avec 43,43 % des voix, lors de ce premier tour des élections municipales. Il devance le maire sortant Chistian Estrosi, qui a du souci à se faire puisque le candidat Horizons n'a récolté que 30,92% des suffrages.
Sur le plateau de France Télévision, tandis que la présentatrice Myriam Encaoua annonçait que M. Ciotti s'apprêtait à prendre la parole en direct, une petite voix ajoutait avec sarcasme : "alias Benito".
Cette petite voix, c'est celle de l'éditorialiste et chroniqueuse Nathalie Saint-Cricq, dont le micro était resté ouvert. Et le fameux "Benito", c'est une comparaison avec le dirigeant fasciste italien Benito Mussolini.
Des internautes s'en sont offusqué sur les réseaux sociaux. Le groupe a alors réagi, indiquant : "Nous présentons nos excuses à Eric Ciotti pour un propos inapproprié et déplacé prononcé sur notre antenne par une journaliste de la rédaction de France Télévisions".
En plateau, la journaliste a également présenté ses excuses au candidat niçois. "J'ai tenu à son encontre des propos qui étaient inappropriés et déplacés, qui relèvent d'un manque de discernement de ma part. Donc je lui présente mes excuses, ainsi qu'aux téléspectateurs."
Une sanction d'une semaine pour Nathalie Saint-Cricq
L'explication de Mme Saint-Cricq n'a pas suffi. Selon Le Parisien, le "alias Benito" a suscité l'ire de la présidente des chaînes publiques, Delphine Ernotte. Le nouveau patron de l'Information, Philippe Corbé, a quant à lui décidé de sanctionner la journaliste, qui est privée d'antenne durant une semaine. Nathalie Saint-Cricq ne participera donc pas à la soirée électorale du second tour, prévue ce dimanche 22 mars.