Résultats des municipales 2026 à Paris : "L'écart entre Emmanuel Grégoire et Rachida Dati est considérable"
Le scrutin local est particulièrement tendu, avec 5 candidats ayant atteint le second tour dans la capitale française : Emmanuel Grégoire, Rachida Dati, Sophia Chikirou, Pierre-Yves Bournazel et Sarah Knafo.

- Publié le 15-03-2026 à 17h46
- Mis à jour le 16-03-2026 à 06h31

La ville de Paris est, comme toujours, scrutée de près à l'occasion de ces élections municipales. Il faut dire, la bataille est particulièrement âpre cette année entre les deux favoris : le candidat de la coalition socialiste, écologiste et communiste, Emmanuel Grégoire, et la candidate de la coalition LR, Modem et UDI, Rachida Dati.
Ce dimanche 15 mars, c'est Emmanuel Grégoire qui est arrivé en tête avec 37,98 % des voix. En deuxième position, Rachida Dati totalise 25,46 % des voix. Sophia Chikirou (LFI) récolte 11,72 % et Pierre-Yves Bournazel (Horizons) 11,34 %. Cela s'est joué à peu de choses, mais Sarah Knafo (Reconquête) atteint aussi le seuil qualificatif avec 10,40 %.
"L'écart entre M. Grégoire et Mme Dati est considérable", a commenté sur le plateau de FranceInfo Brice Teinturer, le directeur de l'institut de sondages Ipsos.
Vers une union de la droite favorable à Rachida Dati
Durant la nuit, Rachida Dati a proposé à Pierre-Yves Bournazel une "liste d'union" pour le second tour. "J'ai parlé ce soir à Pierre-Yves Bournazel pour lui proposer une liste d'union et l'emporter ensemble. Le temps est compté", a annoncé sur le réseau X la candidate LR et MoDem.
Selon des sources au sein d'Horizons, le parti créé par l'ex-Premier ministre Édouard Philippe est favorable à une telle fusion, en attendant de connaître la position de M. Bournazel.
Avant cela, Sophia Chikirou avait annoncé qu'elle se maintiendrait au second tour si Emmanuel Grégoire refusait une fusion des listes entre l'Union gauche et LFI.
Que disait le dernier sondage ?
Selon un sondage Elabe publié le 8 mars, le représentant de la gauche était crédité de 32% d'intentions de vote alors que la politique de droite tournait autour de 26,5%. Trois autres candidats étaient donnés au second tour, le dimanche 22 mars, car eux aussi dépassaient les 10% de votes recueillis : Sarah Knafo (Reconquête) avec 13,5%,Pierre-Yves Bournazel (Horizon-Renaissance) avec 12% et Sophia Chikirou (LFI) avec 10,5%.
Le regard de Jean-Michel Aphatie sur Paris
Le second tour s'annonce dès lors tout à fait indécis. D'autant que certains candidats ont déjà prévenu qu'ils refuseraient de nouer des accords, comme Rachida Dati qui préfère ne pas s'associer à Sarah Knafo. "Ce serait très difficile pour Mme Dati de revenir sur ses propos, car elle serait la cible de nombreuses critiques qui pourraient la déstabiliser. Cela compliquerait sa campagne pour le second tour. On pourrait lui reprocher d'avoir ramené les néonazis, qu'elle a pointés du doigt jusqu'à présent, dans le paysage parisien", indiquait à La Libre le journaliste français Jean-Michel Aphatie.
Du côté de la gauche, "les sorties violentes et excessives de Sophia Chikirou (LFI) compliquent un possible rapprochement avec Emmanuel Grégoire", précise M. Aphatie.