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La Syrie opère une transition sur le temps long, avec déjà un certain succès sur la scène diplomatique

En un an, le régime d'Ahmad al Charaa a acquis une relative crédibilité internationale.

Artist known as the "Syrian Banksy" Bilal Shorba, 31 years old, points to a mural in a destroyed building he painted in  2016 before fleeing Daraya, a suburb that lies just southwest of the centre of the capital Damascus on October 30, 2025. Daraya occupies a particular place in the story of the Syrian revolution. Only seven kilometres (four miles) from the capital Damascus and within sight of former president Bashar al-Assad's sprawling presidential palace, its people offered flowers to the soldiers who were sent to quell their peaceful protests in March 2011. But they paid a very heavy price for their defiance. At least 700 were killed in the worst massacre of the war in August 2012, when soldiers went from house to house executing anyone they found. The Assad regime fell on December 8, 2024. (Photo by LOUAI BESHARA / AFP)
Le niveau de destruction du pays est tel que le rétablissement des infrastructures de base sera long. De quoi inspirer l'artiste Bilal Shorba, surnommée le Banksy syrien, ici à l'oeuvre en 2016 à Daraya (Damas). ©AFP or licensors

La Syrie a entamé le 8 décembre 2024, il y a un an jour pour jour, un travail de réinvention qui promet d'être long. D'abord, parce qu'elle doit tourner la page d'une guerre civile de quatorze ans, inédite dans ses importations et projections de djihadistes à l'échelle internationale, et qui a littéralement ravagé une grande partie du pays. Ensuite, pour effacer les stigmates laissés durant plus d'un demi-siècle par la dictature brutale des Assad, évincée par une coalition djihadiste. Et il n'est pas sans ironie de constater que ceux qui relèvent ce défi sont d'anciens combattants islamistes, qui ont su gagner une certaine respectabilité en promettant de reconstruire un pays où chaque Syrien serait respecté, quelle que soit sa confession. Une unité syrienne qui, à l'image du pays, reste à reconstruire, alors que le spectre de la vengeance confessionnelle et de la sécession (côté kurde ou druze) continue de planer après les nombreux incidents de ces douze derniers mois.

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