Guerre au Moyen-Orient: Israël "rejette" le plan américain pour Gaza accepté par le Hamas

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Israel's Prime Minister Benjamin Netanyahu gives a news conference in Jerusalem on June 15, 2026. Netanyahu said on June 15 that the joint US-Israeli military campaign against Iran had spared his country from what he described as the Islamic republic's threat of "nuclear annihilation". (Photo by RONEN ZVULUN / POOL / AFP)
Israël "rejette" le plan américain pour Gaza accepté par le Hamas ©AFP or licensors

Un haut responsable iranien a posé samedi des conditions drastiques à remplir par les Etats-Unis avant tout déblocage du détroit d'Ormuz, douchant les espoirs de réouverture de ce passage stratégique au coeur de la guerre au Moyen-Orient.

Les déclarations du secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Mohammad Bagher Zolghadr, tranchent avec les progrès annoncés ces derniers jours dans les discussions entre l'Iran et Oman concernant la future gestion du détroit.

"Tant que les Etats-Unis ne changeront pas de comportement, le détroit d'Ormuz restera fermé", a-t-il averti, cité par les médias iraniens, énumérant une série de conditions. Parmi ces mesures, l'Iran exige notamment de Washington qu'il "mette fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre lui et ses alliés, et lève le blocus imposé à ses ports.

"Ormuz est devenu une bombe atomique de remplacement"

Il réclame également la levée des sanctions américaines, la libération de ses avoirs gelés - et "l'indemnisation intégrale" des dommages causés par la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre l'Iran.

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L'ex-commandant des Gardiens de la Révolution nommé secrétaire du Conseil de sécurité


Mohsen Rezaee, l'ancien commandant des Gardiens de la Révolution, a été nommé nouveau secrétaire du Conseil national de sécurité, a annoncé le nouveau Guide suprême Mojtaba Khamenei sur X, avant que divers médias ne relaient l'information. Mojtaba Khamenei a succédé à son père Ali Khamenei en mars, ce dernier ayant été tué au premier jour de la guerre lancée par Israël et les États-Unis contre l'Iran.

Mohsen Rezaee remplace l'ancien secrétaire du Conseil, le général de brigade Mohammed Bagher Zolghadr, relativement peu connu. Les observateurs estiment que cette nomination pourrait indiquer une consolidation accrue de l'influence des Gardiens de la Révolution au sein du gouvernement.

Le général Rezaee est considéré comme l'une des figures les plus anciennes de la structure du pouvoir iranien et a participé à la Révolution islamique de 1979. À l'âge de 27 ans, il est devenu commandant de la Garde révolutionnaire pendant la guerre Iran-Irak. Ces dernières années, il s'est consacré à la politique et est considéré comme une figure influente dans les milieux de la sécurité.

Trump minimise les exigences de l'Iran

Le président américain Donald Trump a laissé entendre dimanche qu'il était prêt à laisser la pression économique s'intensifier contre l'Iran, semblant ainsi renoncer à ordonner de nouvelles frappes militaires alors même que Téhéran formule des exigences fermes.

"On reste discrets", a déclaré M. Trump, selon le média en ligne Axios, qui a indiqué s'être entretenu avec lui lors d'un bref échange téléphonique.

"Nous ne faisons que semi-négocier avec eux. Nous nous contentons d'observer l'Iran, avec son inflation galopante et le fait qu'il n'a plus d'argent", a-t-il dit selon Axios, adoptant un ton clairement mesuré.

Mais les Gardiens de la Révolution ont insisté dimanche sur le fait que ce passage stratégique restera verrouillé tant que Washington n'acceptera pas "toutes" les conditions posées par Téhéran, éloignant l'espoir d'un règlement rapide du conflit.

Selon Axios, M. Trump a relevé que l'économie iranienne était "en très mauvais état" et il n'a formulé aucune nouvelle menace de frappes.

Au contraire.

"Ça va s'arranger. Ça finit toujours par s'arranger. C'est comme une partie d'échecs", a affirmé le président américain cité par Axios à propos de la confrontation avec l'Iran.

Le guide suprême Mojtaba Khamenei serait en bonne santé, selon des sources iraniennes

L'ayatollah Mojtaba Khamenei, le guide suprême de l'Iran, est en bonne santé et évite de s'afficher en public pour des raisons de sécurité. C'est ce qu'a rapporté dimanche l'agence de presse russe Tass, citant une source iranienne. Mojtaba Khamenei n'est pas apparu en public depuis sa nomination en mars.

L'agence iranienne Mehr a dernièrement diffusé une vidéo de Mojtaba Khamenei, dans laquelle on le voit s'adresser à un groupe de personnes. Le lieu et la date de tournage n'ont pas été précisés, mais selon Tass, la vidéo daterait d'avant sa nomination comme nouveau guide suprême à la suite du décès de son père, Ali Khamenei. Ce dernier a été tué au premier jour de la guerre lancée par Israël et les États-Unis contre l'Iran, le 28 février.

Plan pour Gaza: le Hamas appelle les Américains à faire pression sur Netanyahu (responsable à l'AFP)

La Hamas a appelé dimanche Washington à faire pression sur le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, pour qu'il revienne sur son rejet, juste annoncé, de la dernière feuille de route américaine censée lancer la deuxième étape du plan de paix à Gaza, selon un responsable du mouvement islamiste palestinien.

"Nous attendons des médiateurs et du garant américain qu'ils fassent pression sur Netanyahu et son gouvernement afin qu'ils respectent la feuille de route et n'entravent pas le processus pour des raisons de politique intérieure ou électorale", a affirmé ce responsable à l'AFP.

Yémen: quatre membres des forces gouvernementales tuées dans des attaques houthies
Israël "rejette" le plan américain pour Gaza accepté par le Hamas (Netanyahu)

Israël "rejette" la dernière feuille de route américaine acceptée par le Hamas, censée lancer la deuxième étape du plan de paix à Gaza, a annoncé dimanche le Premier ministre Benjamin Netanyahu, conditionnant tout retrait israélien à un "véritable" désarmement du mouvement islamiste.

"Israël rejette le document en 15 points" présenté fin juillet par le "Conseil de Paix" de Donald Trump, et son armée "n'effectuera aucun retrait (du territoire palestinien, NDLR) tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré M. Netanyahu lors d'une réunion du cabinet.

Les Houthis soutenus par l'Iran disent avoir visé des installations de "l'ennemi saoudien"

Les rebelles houthis soutenus par l'Iran ont déclaré dimanche avoir ciblé des troupes et équipements de l'"ennemi saoudien " dans la ville portuaire yéménite de Mokha, sur la mer Rouge, visée par des drones et missiles selon des sources militaires du gouvernement yéménite.

Le porte-parole militaire du groupe, Yahya Saree, a indiqué que les Houthis avaient "mené une opération militaire d'envergure et précise visant des concentrations de troupes de l'ennemi saoudien et des dépôts d'armes dans la zone de Mokha", contrôlée par le gouvernement yéménite appuyé par Ryad, en utilisant "un grand nombre de missiles balistiques et de drones".

L'Iran dit qu'il maintiendra son blocage du détroit d'Ormuz jusqu'à ce que les Etats-Unis acceptent "toutes" ses conditions

L'Iran maintiendra son blocage du détroit d'Ormuz jusqu'à ce que les Etats-Unis acceptent "toutes" ses conditions, ont déclaré dimanche les Gardiens de la Révolution, puissante force armée iranienne, selon la télévision d'Etat.

"Notre stratégie actuelle est de maintenir ce détroit fermé jusqu'à ce que l'ennemi accepte toutes nos conditions", a déclaré le porte-parole des Gardiens, Hossein Mohebi, cité par la télévision d'État, ajoutant que cette route maritime stratégique est "désormais en réalité un théâtre de guerre pour nous et pas seulement une voie navigable".

Téhéran pose ses conditions à toute réouverture du détroit d'Ormuz

Un haut responsable iranien a posé samedi des conditions drastiques à remplir par les Etats-Unis avant tout déblocage du détroit d'Ormuz, douchant les espoirs de réouverture de ce passage stratégique au coeur de la guerre au Moyen-Orient.

Les déclarations du secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Mohammad Bagher Zolghadr, tranchent avec les progrès annoncés ces derniers jours dans les discussions entre l'Iran et Oman concernant la future gestion du détroit.

"Tant que les Etats-Unis ne changeront pas de comportement, le détroit d'Ormuz restera fermé", a-t-il averti, cité par les médias iraniens, énumérant une série de conditions.

Parmi ces mesures, l'Iran exige notamment de Washington qu'il "mette fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre lui et ses alliés, et lève le blocus imposé à ses ports.

Il réclame également la levée des sanctions américaines, la libération de ses avoirs gelés - et "l'indemnisation intégrale" des dommages causés par la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre l'Iran.

Certaines de ces dispositions figuraient dans le protocole d'accord irano-américain de juin, qui avait instauré un cessez-le-feu, permis une reprise du trafic dans le détroit d'Ormuz et devait ouvrir la voie à des négociations en vue d'un règlement plus large du conflit.

Mais cette trêve avait volé en éclats début juillet, entraînant une reprise des frappes américaines et des ripostes iraniennes sur les alliés de Washington au Moyen-Orient.

Ormuz, crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures, est de nouveau verrouillé par la République islamique, qui cible régulièrement les bateaux s'y aventurant sans son autorisation.

Les Houthis du Yémen affirment avoir frappé une raffinerie saoudienne sur la côte de la mer Rouge

Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l'Iran, ont déclaré dimanche avoir frappé une installation pétrolière sur la côte saoudienne de la mer Rouge, dans une nouvelle attaque contre Ryad qui soutient le gouvernement yéménite.

Le porte-parole militaire du groupe, Yahya Saree, a affirmé que les Houthis avaient "réussi à cibler la raffinerie d'Aramco", le géant pétrolier saoudien, "à Jazan avec un drone", par une frappe "précise". Les autorités saoudiennes avaient indiqué un peu plus tôt qu'un incendie avait été maîtrisé sur le site, sans en préciser la cause.

Certaines de ces dispositions figuraient dans le protocole d'accord irano-américain de juin, qui avait instauré un cessez-le-feu, permis une reprise du trafic dans le détroit d'Ormuz et devait ouvrir la voie à des négociations en vue d'un règlement plus large du conflit.

Mais cette trêve avait volé en éclats début juillet, entraînant une reprise des frappes américaines et des ripostes iraniennes sur les alliés de Washington au Moyen-Orient.

Ormuz, crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures, est de nouveau verrouillé par la République islamique, qui cible régulièrement les bateaux s'y aventurant sans son autorisation.

Négociations "positives"

Téhéran refuse de revenir à la situation d'avant-guerre et entend imposer à terme des frais de service, ce à quoi les Etats-Unis s'opposent fermement.

La République islamique avait cependant assuré ces derniers jours être convenu avec Oman - également riverain du détroit - d'un itinéraire de transit des navires.

Les négociations "se déroulent dans une atmosphère positive et constructive", a déclaré samedi le ministère omanais des Affaires étrangères. Sans nommer l'Iran, il a cependant condamné "les attaques répétées" et appelé à s'abstenir de toute action susceptible de compromettre le processus diplomatique.

Le prix caché de la guerre en Iran sous-évaluée par le Pentagone : "L'Administration Trump supprime certaines données"

Un pétrolier de la compagnie nationale émiratie Adnoc a été visé par un missile dans le détroit, sans faire de victimes, a annoncé samedi Abou Dhabi, imputant l'attaque à l'Iran.

Adnoc avait affirmé vendredi que 15 de ses bateaux avaient été pris pour cible dans le détroit depuis le début de la guerre fin février, dont trois cette seule semaine.

Pause dans les bombardements

L'Iran, qui n'a pas commenté ces attaques, a estimé que les discussions avec Oman "approchaient de leur phase finale", selon son chef de la diplomatie, Abbas Araghchi. Alors qu'une annonce était attendue depuis plusieurs jours, il a invoqué des "problèmes techniques" pour justifier ce retard.

L'aboutissement des négociations "ne veut bien sûr pas dire qu'Ormuz va rouvrir", a cependant réitéré le ministre. Il a également évoqué pour ce faire d'autres "conditions et compensations" à discuter.

Au-delà du blocage persistant du détroit, aucune percée diplomatique ne semble en vue, notamment sur le dossier du programme nucléaire iranien, après plus de cinq mois d'un conflit qui a embrasé le Moyen-Orient et ébranlé l'économie mondiale.

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Les bombardements américains ont cessé depuis plus d'une semaine mais Donald Trump avait conditionné cette suspension à la conclusion d'un accord rapide, laissant planer la menace de nouvelles frappes massives.

Dans ce contexte, l'amiral Brad Cooper, chef du commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom), s'est rendu samedi en Israël, aux Émirats arabes unis et à Bahreïn, pour une "évaluation de la situation", selon la radio israélienne publique Kan.

Ni Washington ni Israël n'ont confirmé le déplacement.

Sur fond d'enlisement du conflit, l'Arabie saoudite, ciblée par l'Iran ces derniers mois, a conclu vendredi un accord de défense avec le Pakistan et la Turquie liant ces trois pays sunnites à un moment où les Etats-Unis sont perçus comme un partenaire de moins en moins fiable.

"Il est important de nous réapproprier davantage notre région, car les puissances hégémoniques extérieures ne résolvent pas les problèmes de la région, elles les exacerbent", a justifié le chef de la diplomatie turque Hakan Fidan dans une interview à l'agence publique Anadolu.

Le ministre a estimé que l'alliance ne devait "pas se limiter à trois pays", disant penser notamment que l'Egypte la rejoindrait "à la prochaine étape".

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