Les éléphants de Bornéo en danger d'extinction
Il ne reste plus que 1 000 représentants du plus petit éléphant du monde à l'état sauvage.
- Publié le 28-06-2024 à 11h27

Le plus petit éléphant de la planète est en mauvaise posture. Selon la liste rouge des espèces menacées de l'UICN, dont la dernière mise à jour vient d'être communiquée, l'éléphant de Bornéo est désormais considéré comme "en danger" en raison de menaces provenant d'activités humaines.
La première évaluation portant sur le pachyderme en tant que sous-espèce distincte a révélé qu'il ne restait qu'environ 1 000 individus à l'état sauvage à Bornéo. Les raisons du déclin sont l'exploitation forestière intensive des forêts de l'île, qui a détruit la majorité de l'habitat des éléphants.
Du fait de la rapide croissance démographique sur l'île de Sabah, les éléphants pénètrent plus souvent dans les paysages dominés par l'Homme à la recherche de nourriture, où ils endommagent les cultures et subissent des représailles fatales, indique l'IUCN.
La perte d'habitat est également due à l'agriculture, aux plantations forestières, à l'exploitation minière et à de grands projets d'infrastructure, tels que l'autoroute pan-Bornéenne.
Enfin, le braconnage d'ivoire, l'ingestion accidentelle de produits agrochimiques et les collisions avec les véhicules sont également évoqués.
Cette mise à jour intervient moins d'un mois après la parution d'une étude attestant des impressionnantes facultés intellectuelles des éléphants. Dans cette étude publiée le 10 juin dans "Nature ecology&evolution", les éléphants d'Afrique utilisent des variations de barrissement pour s'adresser à leurs congénères, autrement dit, utilisent des prénoms, une faculté qui était jusque-là attribuée uniquement aux êtres humains.
Plus largement, les auteurs de l'étude émettent l'hypothèse que les barrissements des éléphants incluent des informations sur l'identité, l'âge, le sexe, l'état émotionnel et le contexte comportemental de l'appelant, démontrant une complexité de communication similaire à celle des cétacés et des primates.
La mise à jour de la liste rouge révèle également que des espèces de serpents envahissants poussent les reptiles endémiques des îles Canaries et d'Ibiza vers l'extinction tandis que le commerce illégal et les changements climatiques menacent les cactus du Chili.
