BIG voit grand : trouver un remède contre le cancer du sein
Breast international group (BIG) est le plus grand réseau de groupes de recherche académiques sur le cancer du sein.

- Publié le 23-09-2022 à 10h11
- Mis à jour le 23-09-2022 à 12h03

BIG pour Breast International Group a été créé en 1999 par le Pr Martine Piccart, directrice scientifique de l'Institut Jules Bordet à Bruxelles, et le Pr Aron Goldhirsch, éminent oncologue décédé en 2020. L'objectif de cette organisation internationale sans but lucratif : faciliter et accélérer la recherche sur le cancer du sein au niveau international. La vision de BIG : "Ensemble, nous trouverons un remède au cancer du sein grâce à la recherche et la coopération internationale."
Depuis la création de ce réseau, environ 100 000 patientes et patients ont participé aux études de BIG, auxquelles contribuent quelque 10 000 spécialistes. Plus de trente essais cliniques et programmes de recherche centrés sur le patient sont actuellement menés sous l'égide de BIG. "Plusieurs des essais sont considérés comme des références, car ils introduisent des concepts particulièrement innovants, contribuent à des percées significatives ou ouvrent la voie à des traitements plus personnalisés du cancer du sein", explique l'organisation.
En voici quelques exemples.
Des études encourageantes
L'étude clinique Hera a contribué à l'élaboration d'un traitement avec le médicament trastuzumab, visant à traiter le cancer du sein de type HER2 positif (qui concerne 15 à 20 % des cas), particulièrement agressif. "Grâce à cette étude menée par BIG, plus de deux millions de personnes dans le monde ont déjà bénéficié d'un traitement ciblé et déterminant avec le médicament trastuzumab, réduisant le risque de récidive et de mortalité de 25 %, explique le Pr Martine Piccart. Ce traitement révolutionnaire a transformé un cancer considéré comme très agressif en un cancer qui peut être traité plus facilement."

OlympiA est le nom d'une autre étude dont les résultats encourageants viennent d'être publiés. "Les traitements deviennent plus personnalisés, précise pour sa part le Dr Philippe Aftimos, oncologue et responsable de l'unité de recherche clinique à l'Institut Jules Bordet. Les résultats de l'étude OlympiA démontrent que les patientes atteintes d'un cancer du sein précoce HER2 négatif à haut risque et porteuses de mutations génétiques BRCA pourraient voir le risque de récidive de leur cancer réduit d'environ 32 % grâce à un nouveau traitement. Celui-ci a été approuvé en août dernier par l'Agence européenne des médicaments sur base des résultats d'OlympiA. Cette étude menée par BIG démontre aussi les avantages qu'il y a à cibler la biologie spécifique de chaque cancer du sein afin de personnaliser les traitements et d'entrevoir la guérison d'un plus grand nombre de patients."
