Icon payantArticle réservé aux abonnés

Corps à corps avec les morts légués à la médecine

Maïté Van de Woestijne exerce un métier rare, méconnu et qui n'est pas sans risque : celui de prosectrice. Cette jeune femme de 30 ans réceptionne les corps légués à la médecine, les déshabille, les rase, leur tatoue un numéro d'identification, les embaume ou les plastine, traite leurs os pour la conservation. Reportage.

Reportage : Isabelle Lemaire
Corps à corps avec les morts légués à la médecine
©Alexis Haulot

Maïté Van de Woestijne exerce un métier rare et méconnu, celui de prosectrice. À l'UCL, elle gère les corps légués à la médecine. La jeune femme vit son activité professionnelle avec beaucoup de sensibilité et d'humanité.

La manière dont Maïté Van de Woestijne aborde son métier est tout ce qu'il y a de plus sensible. "Je suis souvent touchée par ce que je vois. Quand je reçois les corps, ils présentent souvent des cicatrices, des prothèses, des amputations de membres, des mastectomies. Je vois la souffrance. J'ai toujours ce moment de silence où je pose ma main sur leur joue. Je me pose des questions sur ce qu'a été leur vie, leur mort. Je leur parle et si je les cogne malencontreusement, je m'excuse à haute voix" , confie-t-elle.

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.
Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...