Le site rixensartois de GSK a 50 ans

Le site rixensartois de GlaxoSmithKline a fêté, la semaine dernière, ses cinquante ans d'existence. C'est en effet en 1958 que l'entreprise a investi les bâtiments où se trouvaient, auparavant, une rivière et des marécages.

Yannick Natelhoff
Le site rixensartois de GSK a 50 ans
©D.R.

Le site rixensartois de GlaxoSmithKline a fêté, la semaine dernière, ses cinquante ans d'existence. C'est en effet en 1958 que l'entreprise a investi les bâtiments où se trouvaient, auparavant, une rivière et des marécages.

Il ne s'agissait alors que d'une implantation pour l'entreprise belge RIT (Recherche et Industrie Thérapeutiques), créée en 1945 à Genval. Très vite, le site s'est développé et, en 1968, l'entreprise est rachetée par SmithKline dont elle devient une filiale.

Flairant le bon coup , la société américaine développe le site rixensartois et y met au point plusieurs vaccins dont celui contre l'hépatite B en 1986. "Les vaccins ont alors pris une part de plus en plus importante dans la société, explique le directeur de GSK Rixensart, Scott McColm. Et en 1994, nous avons décidé de revendre la partie antibiotique à Pfizer."

3 000 travailleurs

Aujourd'hui, le site est devenu l'un des principaux producteurs de vaccins à travers le monde. GSK produit en effet environ 1,1milliard de doses de vaccins par an, dont une grande partie sur le site de Rixensart. Soit une moyenne d'un vaccin administré toutes les 35 secondes.

Pour cela, l'entreprise peut compter sur une équipe de 3 000 travailleurs sur le site de Rixensart dont 1 800 s'emploient à la fabrication de vaccins, 900 à la recherche et développement et 300 à la recherche clinique. Le chiffre d'affaires annuel de l'entreprise, lui, s'élève à 3milliards d'euros.

Au cours de ces cinquante ans, GSK mettra notamment au point les vaccins luttant contre la rubéole, la rougeole, la varicelle et le vaccin combiné diphtérie, tétanos, coqueluche.

Mais le grand tournant de l'histoire de GSK réside donc dans la découverte, en 1986, du vaccin contre l'hépatite B.Avec cette découverte, le directeur de GSK, Jean Stéphenne, prend alors le pari osé de consacrer 95pc de l'activité du site à la rechercher et la production de vaccins. "Un pari risqué mais gagnant, explique Pascal Lizin, le responsable des affaires publiques de GSK. Le succès apporté par la commercialisation de ce vaccin a permis de développer une trentaine de vaccins jusqu'à aujourd'hui."

Mais le travail réalisé par les chercheurs ne s'arrête pas là. Tout au long de l'année, ceux-ci tentent de trouver des solutions aux maladies qui peuplent notre Terre. Une vingtaine d'autres vaccins sont ainsi en cours de développement.

Contre le cancer du poumon

C'est le cas de celui contre la malaria qui devrait ainsi être commercialisé d'ici 2012 après plus de 25 ans de recherche et près d'un milliard d'euros d'investissement.

Tandis que les espoirs de GSK se tournent désormais vers un vaccin permettant de soigner le cancer du poumon et les mélanomes.

"Il s'agirait d'un vaccin thérapeutique, explique Pascal Lizin. Aujourd'hui, nous en sommes à la phase 3 des tests. Il permettrait de soigner une grande partie des cancers de ce type même si la chimiothérapie restera indispensable. Nous espérons pouvoir le commercialiser dans cinq ou six ans." ' L'entreprise brabançonne wallonne continue à embaucher. Entre2005 et2008, elle a engagé une moyenne de 4 nouveaux collaborateurs chaque jour.

D'autres lecteurs ont également lu

Les + consultés

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...