Deux gardiennes de la prison de Mons ont été agressées dimanche par un détenu armé
- Publié le 29-03-2017 à 14h33

Deux gardiennes de la prison de Mons ont été agressées dimanche dernier vers midi alors qu'elles distribuaient les repas. Un détenu armé d'un couteau artisanal, a tenté de les prendre en otage dans sa cellule, a indiqué la CGSP. La tentative a échoué. Les gardiennes de prison, choquées, sont en arrêt de travail. La DG EPI a confirmé les faits. L'incident, communiqué par la CGSP à Belga, est estimé comme grave par le Direction Générale des Etablissement Pénitentiaires (DG EPI).
"Le détenu, qui avait déjà menacé le personnel précédemment, a exhibé un couteau artisanal aiguisé", a expliqué Michel Strady de la CGSP. "Il a pris une agente par le bras et l'a attirée dans sa cellule. L'agent pénitentiaire a toutefois pu se dégager. Il s'en est ensuite pris à la seconde gardienne de prison qui a été secourue par deux collègues arrivés en renfort sur les lieux. Le détenu a été placé dans une cellule plus sécurisée par la police."
Selon la CSGP, les deux gardiennes de prison, très choquées, sont en arrêt de travail. "Tous les détenus ont été remis en cellule après l'incident et il n'y a pas eu d'activités dimanche. L'aile où les faits se sont passés n'a pas encore retrouvé son rythme normal. Une assemblée du personnel a eu lieu pour expliquer les faits. Le détenu a été transféré lundi par la police dans une autre établissement pénitentiaire. Nous voulons dénoncer ce genre d'incident. De plus, le personnel de la prison de Mons est sans cesse confronté à la rationalisation voulue par le gouvernement. Notre cadre normal est de 241 temps pleins. Nous sommes actuellement 224 et les mesures gouvernementales veulent réduite l'effectif à 205, ce qui ouvrent encore plus la porte à pareils incidents."
La Direction Générale des Etablissements pénitentiaires a confirmé les faits. "Nous estimons ces faits comme graves", a indiqué Kathleen Van De Wever, porte-parole de la DG EPI. "Les deux gardiennes concernées ont reçu très vite l'aide psychologique de notre service interne. Nous sommes par ailleurs en train d'évaluer de système de la prison de Mons pour voir s'il y a des améliorations au niveau de la sécurité à apporter. Nous ne pouvons toutefois pas nous prononcer sur la personnalité du détenu." La CGSP a indiqué, de son côté, que l'auteur des faits est un individu dangereux.
