Les collègues du prévenu sont surpris

L a cour d'assises de Huy a entendu mercredi les témoins de moralité au procès de Guy Wielemans.

L a cour d'assises de Huy a entendu mercredi les témoins de moralité au procès de Guy Wielemans.

Ce dernier, âgé de 49 ans, est accusé d'avoir assassiné à coups de hache, Pascal Théodore, le nouveau petit ami de son ancienne compagne. Il est aussi accusé de blessures occasionnées à Lydia Dessart, son ancienne compagne.

Les faits remontent au 23 novembre 2005. Ce jour-là, Guy Wielemans a porté plusieurs coups de hache à Pascal Théodore qui était au lit avec Lydia Dessart. Le prévenu a réitéré ses aveux et reconnu la préméditation de son geste mortel.

La famille, la belle-famille, les collègues et amis de l'accusé sont unanimes. Personne ne pouvait imaginer qu'un matin de novembre 2005, Guy Wielemans frapperait à mort, à coups de hache, Pascal Théodore.

Bleu de sa fille

L'accusé est décrit comme courageux, honnête, un père de famille aimant, un ami toujours prêt à rendre service et un collègue fiable. Le jour précédent son incursion dans la maison de Lincent, il s'était rendu au travail. "Je n'ai rien vu. Il était tout à fait normal. Je suis tombé des nues quand j'ai appris la nouvelle", explique un de ses collègues. "Guy était bleu de sa fille. Je me suis demandé si cet homme n'avait pas fait quelque chose à sa fille", poursuit-il.

Quant à celle avec qui il partageait sa vie avant de rencontrer Lydia Dessart, elle a brossé le portrait d'un homme qui a manqué de chance. "Il a perdu son père trop tôt. Il était en difficulté financière et faisait tout pour sa fille mais aussi pour les enfants de Lydia", raconte-t-elle. C'est une lettre envoyée par Guy de sa cellule au printemps dernier à un de ses amis du club de modélisme qui a permis d'avoir un éclairage sur sa personnalité. "L'amour, ça m'a rendu fou", a-t-il écrit en guise d'excuse à son ami, tout en lui expliquant son désarroi de ne plus voir sa petite fille, âgée de 10 ans.

Code d'honneur du motard

Guy Wielemans a aussi été décrit comme quelqu'un de renfermé, y compris par ses amis motards qui le savaient attaché au code d'honneur du milieu. C'est de plus en plus ce code d'honneur qui est avancé comme un élément d'explication de cet acte de vengeance. Pour rappel, Pascal Théodore partageait avec Guy la passion de la moto et "un motard ne vole pas la femme d'un autre motard". (Belga)

D'autres lecteurs ont également lu

Les + consultés

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...