Intercommunales: réforme marginale

Si ce n'était la volonté - louable - d'informer, l'on pourrait dire que la réunion d'information qu'a tenue, hier après-midi à Arlon, le cabinet du ministre wallon de l'Intérieur, Philippe Courard, au profit des bourgmestres et édiles des quarante-quatre communes de la province de Luxembourg, n'avait guère de raison d'être.

Marc Vandermeir

Si ce n'était la volonté - louable - d'informer, l'on pourrait dire que la réunion d'information qu'a tenue, hier après-midi à Arlon, le cabinet du ministre wallon de l'Intérieur, Philippe Courard, au profit des bourgmestres et édiles des quarante-quatre communes de la province de Luxembourg, n'avait guère de raison d'être. Cette province n'est en effet que très marginalement concernée par la réforme des intercommunales.

A l'exception notable du secteur hospitalier (entièrement public dans la plus grande province wallonne) mais qui dépend, lui, du fédéral, et n'a donc été cité que pour la forme. Le ministre étant retenu par les débats du Parlement wallon, c'est sa conseillère en charge de la réforme des intercommunales, Axelle Dinant, qui a rappelé le pourquoi et le comment de cette réforme, ainsi que la note d'orientation du gouvernement à ce propos, du 28 avril dernier.

Il y a pour le moment neuf intercommunales en Luxembourg belge. Deux seraient appelées à disparaître. Si la province n'est que marginalement concernée par la réforme, c'est parce que les deux intercommunales sans doute vouées à la disparition sont deux parcs naturels: celui de la Haute Sûre et de la Forêt d'Anlier, ainsi que celui des Deux Ourthes. Le Parc naturel du Val d'Attert, lui, n'est pas une intercommunale car il dépend uniquement de la commune d'Attert. Les deux parcs intercommunaux et celui d'Attert pourraient disparaître en tant que tels pour former un secteur au sein de l'intercommunale de développement Idelux.

Pour le reste, tout serait maintenu, ce qui s'explique par la cohérence des intercommunales dans la province: Idelux assume l'expansion économique ainsi que la collecte et le traitement des déchets; l'Association intercommunale de valorisation de l'eau (AIVE) gère l'assainissement et la distribution (en coopération - un mariage de raison, pas d'amour, fut-il souligné - avec la SWDE), mais s'ajoutent à cela les nombreuses régies communales; Interlux traite de l'énergie (gaz et électricité); Telelux est le télédistributeur et Idelux-Finances, enfin, se charge de tout ce qui est financement hors énergie. Au terme de la réforme, le total des mandats passerait ainsi de 323 à 285. Il n'y a d'ailleurs guère eu de questions. Mais le bourgmestre de Virton, Michel Thiry, a fait l'unanimité lorsqu'il a souligné que l'essentiel est de maintenir la proximité et d'obtenir donc toutes les garanties à ce niveau.

© La Libre Belgique 2005

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