La Converserie change de cap

Depuis ce lundi, l'accès au grand public est dorénavant interdit, à la Converserie. Cette ancienne ferme prestigieuse, bâtie il y a plusieurs siècles entre la Barrière de Champlon et St-Hubert, a tourné une page de son histoire. Ces dernières années, elle a accueilli des séminaires, des réunions diverses Bref, le complexe était le centre de plusieurs activités, notamment en lien avec la nature et les soins palliatifs. Il était aussi habité jusqu'il y a peu par le baron Evence Coppée, propriétaire des biens.

N.Dz

Tenneville

Depuis ce lundi, l'accès au grand public est dorénavant interdit, à la Converserie. Cette ancienne ferme prestigieuse, bâtie il y a plusieurs siècles entre la Barrière de Champlon et St-Hubert, a tourné une page de son histoire. Ces dernières années, elle a accueilli des séminaires, des réunions diverses Bref, le complexe était le centre de plusieurs activités, notamment en lien avec la nature et les soins palliatifs. Il était aussi habité jusqu'il y a peu par le baron Evence Coppée, propriétaire des biens.

Avec le départ de la famille, une nouvelle ère devait s'ouvrir. C'est chose faite, avec une location à une institution néerlandaise, baptisée "Yes We Can Clinics". Son siège se situe à Eindhoven et elle s'occupe de jeunes en difficulté, âgés de 13 à 21 ans. Il s'agit d'une clinique privée, spécialisée dans la santé mentale. Elle a déjà un pied en Ardennes, du côté de Durbuy.

Au départ, la famille d'Evence Coppée avait l'intention de vendre la Converserie. Des contacts avancés avaient eu lieu avec la Région wallonne, mais la transaction a fini par ne pas aboutir. D'autres pistes ont été explorées et Yes We Can Clinics a été le porteur de projet avec lequel un contrat de location a été conclu.

Changement de cap, donc. L'intérieur de la Converserie a été transformé car d'ici quelques jours, septante jeunes y séjourneront durant des périodes de dix semaines. Le bâtiment n'était jusqu'ici pas destiné à ce genre de reconversion. Il a fallu organiser, notamment, toute la partie hébergement.

L'institution néerlandaise prend en charge des jeunes confrontés à la toxicomanie et des troubles du comportement. Cela peut aller des perturbations dans les relations familiales aux problèmes de communication, à des addictions (alcoolisme, jeux ) en passant par des soucis avec l'autorité. Les pensionnaires suivent un programme strict, au quotidien. Yes We Can Clinics a également choisi les Ardennes pour l'éloignement temporaire et la nature.

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