Réfugiés à Couvin: "Un accueil pas si catastrophique"
L'agence Fedasil a effectué un contrôle des installations du centre d'accueil.
- Publié le 11-02-2016 à 09h36
- Mis à jour le 11-02-2016 à 10h45

L'agence Fedasil a effectué un contrôle des installations du centre d'accueil. Un article paru mardi dans les journaux du groupe Sudpresse laissait penser que les 260 réfugiés, arrivés la semaine dernière dans un ancien internat de Couvin, étaient hébergés dans de très mauvaises conditions. Certains auraient dénoncé, entre autres, des quantités insuffisantes de nourriture, d'eau en bouteille et de papier toilette.
Un membre de l'agence fédérale pour l'accueil des demandeurs d'asile Fedasil est venu se rendre compte sur place de la réalité de la situation mercredi matin au cours d'une inspection surprise. Il voulait s'assurer que la société privée Refugee Assist mettait tout en œuvre pour accueillir au mieux les migrants.
"Notre principe premier est de réaliser un accueil digne et nous n'avions pas l'impression que les conditions étaient si déplorables à Couvin", souligne Abraham Moureau, coordinateur régional de Fedasil, qui a donc été très surpris suite à la parution de l'article.
Mercredi, il a consacré sa matinée à vérifier tout le fonctionnement du bâtiment, l'état des chambres, le respect des bons de commande relatifs à l'alimentation. "Au final, je n'ai pas trouvé d'énormes problèmes. La situation n'est pas aussi catastrophique. Il y a de l'eau et de la nourriture en suffisance, par exemple."
Abraham Moureau reconnaît qu'il persiste quelques soucis. "Oui, il y a encore des détails à améliorer. Les chambres sont équipées d'armoires sur lesquelles il n'y a pas encore de cadenas. Il manque encore du mobilier dans certaines pièces de loisirs. Il faut laisser un peu de temps à l'équipe en place. Le centre a ouvert ses portes il y a 10 jours. Tout s'est fait très rapidement pour faire face à l'afflux des migrants chez nous. Il est normal que tout ne soit pas encore au point."
Néanmoins, la vigilance sera de mise à Couvin. "Je suis rassuré par la situation réelle sur le terrain. Je veillerai cependant à rester attentif au contenu des menus servis aux demandeurs d'asile. Je ferai une nouvelle inspection des locaux dans une semaine", conclut le responsable de Fedasil.
