Tour de France:"J'avais oublié que c'est la fête nationale ce lundi…", confesse Wellens après sa victoire
Lors de la 15e étape, le champion de Belgique a offert une cinquième victoire d'étape à la Belgique.
- Publié le 21-07-2025 à 10h13

Il existe décidément de bien jolis symboles. Équipier de luxe d'un Tadej Pogacar à qui il avait dit, à la veille du Grand Départ de Lille, être "exclusivement dévoué", Tim Wellens a décroché ce dimanche sa première victoire d'étape sur le Tour. Un succès qui le porte à 41 succès pros et le fait entrer dans la caste prestigieuse des vainqueurs sur les trois grands tours (déjà 2 étapes sur le Giro et 2 sur la Vuelta).
Tim, votre victoire vêtu du maillot noir-jaune-rouge à la veille de notre fête nationale a une dimension assez symbolique. Y avez-vous songé en course ?
"Non, très sincèrement (rires)… On est un peu déphasé sur le Tour et j'avais franchement oublié que la fête nationale belge tombait ce lundi lors de la 2e journée de repos du Tour. Mais c'est un chouette extra. J'avais en revanche prévu de lever mon vélo en franchissant la ligne d'arrivée, mais j'étais tellement content que j'ai complètement oublié (rires)."
On sait que vous avez longtemps souffert de la chaleur dans le passé sur le Tour. Pouvez-vous nous expliquer comment vous avez réussi à inverser cette tendance pour vous imposer par près de 30°C à Carcassonne ?
"Comme beaucoup de coureurs désormais je réalise des entraînements de chaleur car leurs effets sont aussi bénéfiques de manière bien plus globale sur la condition. Lors de notre dernier stage en altitude à Isola 2000, je pense m'y être astreint tous les trois jours. C'est nécessaire pour en recueillir les bénéfices. Je faisais cela sur mon home-trainer vêtu de vêtements chauds."
Vous aviez dit la semaine dernière que votre équipier Tadej Pogacar n'aimait pas trop quand un équipier prenait l'échappée. A-t-il changé d'avis ?
"La situation est un peu différente au classement général désormais et je crois que sur une journée comme ce dimanche, c'était une bonne occasion. Mais vous savez, au besoin, j'échangerais cette victoire d'étape pour le maillot jaune à Paris avec Tadej si c'était nécessaire."
Vous avez attaqué à 42 kilomètres de l'arrivée, presque exactement comme lors de votre victoire au championnat de Belgique. S'agit-il d'un simple hasard ou est-ce là la durée parfaite pour l'un de vos solos ?
"Ce sont plutôt les circonstances en effet. J'avais pensé partir avant le pied de la dernière ascension, mais il restait alors encore 50 kilomètres à parcourir et je pensais que c'était sans doute trop loin de l'arrivée. Je savais aussi que si j'attendais la longue portion descendante qui ramenait vers Carcassonne ce serait compliqué de creuser un réel écart. Mon moment, c'était donc clairement le plateau qui succédait à cette montée du Pas du Sant. Je pense avoir eu un peu de flair pour placer mon attaque au bon moment en surprenant mes compagnons de fuite. J'ai vraiment tout donné pour creuser un écart rapidement. Je voulais aussi que celui grimpe rapidement afin d'être plus relax dans la finale. Je savais que cela me permettrait de mieux savourer si j'avais le bonheur d'aller au bout."
Aviez-vous pointé cette étape depuis plusieurs jours ? Samedi, pour la dernière étape pyrénéenne, vous avez en effet terminé à plus d'une demi-heure du vainqueur…
"Non, c'est vraiment une coïncidence. Mes équipiers m'ont un peu charrié avec cela ce dimanche matin mais j'ai simplement été victime d'un ennui mécanique dans la première ascension. C'est génial en tout cas de pouvoir bénéficier de telles opportunités. Après avoir endossé le maillot à pois en début de Tour, voilà que je lève les bras…"