Les Unionistes en chœur : "On peut le faire et, surtout, on a envie de le faire"
Les Bruxellois ont de grandes ambitions cette saison et cela passe par la réception du Club Bruges dans un choc où se jouera une forme de suprématie du football belge.

- Publié le 31-01-2026 à 19h35
Saison après saison, l'Union Saint-Gilloise s'est imposée comme un cador de la Pro League. Un habitué du haut du classement, qui truste régulièrement les premières places, souvent aux côtés du Club Bruges. Ce dimanche, c'est donc une forme de suprématie du football belge qui se jouera au stade Marien entre les deux clubs. Un duel au sommet entre l'actuel leader et le troisième du classement.
"C'est un match important parce que nous voulons conserver cette première place, explique le coach unioniste, David Hubert. Mais ce match ne décidera pas du futur champion en fin de saison. Nous avons la possibilité de prendre trois points face à un concurrent direct pour le titre, c'est une belle opportunité et nous avons envie de la saisir. C'est une belle chose d'être en tête après 22 rencontres de championnat, mais rien n'est acquis. Ce sera un énorme challenge, d'autant plus quand on sait que les points seront divisés par deux avant les Champions Playoffs."
Quelques heures plus tôt, le Clasico se disputera à Sclessin entre le Standard et Anderlecht. Une autre affiche de prestige, mais loin des sommets cette fois, entre le quatrième et le huitième de Pro League. "Pour moi, Union – Bruges est la plus grosse affiche, sourit Hubert. C'est quand même le premier contre le troisième, deux équipes qui ont joué la Champions League cette saison. Deux équipes qui ont aussi terminé aux deux premières places la saison dernière. C'est donc, à mes yeux, le vrai match au sommet."
Nouveau statut
Dimanche, c'est un Club Bruges en confiance, fraîchement qualifié pour les barrages de la Champions League, qui se présentera au stade Marien. Une équipe armée portée par une kyrielle d'individualités de très haut niveau. "Il y a énormément de qualités avec Diakhon, Tzolis, Forbs ou encore Stankovic. Bruges a réalisé de gros investissements pour des joueurs qui, sur le papier, devraient survoler le championnat."
Mais malgré cela, dans les discours des joueurs comme dans ceux du staff, il n'est désormais plus question de se cacher du côté de l'Union. Depuis le titre de champion de Belgique décroché la saison dernière, les Bruxellois affichent clairement leur volonté de remporter à nouveau le titre. Un discours bien différent de celui des saisons précédentes, où Bruges 'devait' gagner tandis que l'Union 'pouvait' le faire. "Ce n'est jamais bon d'être dans l'obligation de faire quelque chose, lance Hubert. L'Union a démontré la saison dernière qu'elle pouvait le faire et montre cette saison qu'elle peut encore être en tête tout en restant concernée sur trois tableaux. On veut conserver ce titre, on veut le défendre jusqu'au bout. Il faut avoir à l'esprit qu'on peut le faire et surtout qu'on a envie de le faire."
Une différence majeure apparaît toutefois par rapport à la folle saison passée. Sous Sébastien Pocognoli, l'Union avait fait la différence au dernier moment, lors des Champions Playoffs. Cette fois, le club bruxellois doit assumer un statut de leader qu'il occupe depuis la troisième journée de championnat, soit depuis plus de cinq mois et demi. "C'est une bonne expérience d'être dans le costume du chassé, conclut le T1 unioniste. Le but est de faire abstraction de ce qui nous entoure et d'emmagasiner le plus de points possible d'ici à la fin de la phase classique. Il faut gérer ce statut qui a changé depuis le titre de champion la saison dernière. Pour le moment, les joueurs le font très bien et l'actuelle première place le démontre parfaitement."
Avec, en ligne de mire, l'espoir de conserver cette place de leader dimanche soir, à l'issue de ce match au sommet face au Club Bruges.