Kyrgios a abandonné en larmes au premier tour d'Indian Wells
Diminué physiquement, l'Australien a abandonné en larmes à Indian Wells. Entre blessures et doutes, le joueur de 29 ans semble plus que jamais proche de la sortie.
- Publié le 07-03-2025 à 21h20

Nick Kyrgios (ATP 1 099) n'a jamais laissé personne indifférent. Véritable bad boy du circuit, grande gueule assumée, l'Australien n'a pas sa langue dans sa poche. Mais dans la nuit de vendredi, à Indian Wells, c'est un tout autre visage qu'il a montré : celui d'un petit garçon brisé. Déjà diminué par une douleur au poignet – celui opéré en octobre 2023 –, il a été contraint d'abandonner face au Néerlandais Botic van de Zandschulp (ATP 85), alors qu'il était mené 6-7 (7/9), 0-3. En larmes, Kyrgios a regagné son banc, son rêve californien s'évanouissant dans la nuit.
Et si c'était la fin ? L'hypothèse prend de plus en plus de poids. L'Australien n'a disputé que cinq rencontres depuis décembre 2022, date de ses derniers matchs en exhibition avant une première pause de six mois. Son retour à Stuttgart en juin 2023 s'était soldé par une défaite, suivie d'une opération. De retour à la compétition en début de saison, il a enchaîné les revers à Brisbane puis à l'Australian Open en janvier et donc à Indian Wells avec cet abandon.
Si je ne suis pas capable de finir les matches, à quoi bon... Je ne sais pas.
Les chiffres sont là, implacables, le joueur de 29 ans n'a plus levé les bras depuis octobre 2022.
"Je n'étais pas confiant avant d'entrer sur le court, a-t-il expliqué en conférence de presse. J'avais dû arrêter mon entraînement il y a deux jours parce que j'avais mal au poignet. Une douleur intense est apparue après un coup droit, lors de l'avant-dernière frappe de la séance…"
Malgré cette gêne persistante, Kyrgios a pourtant tenu tête à van de Zandschulp dans le premier set. "Ce gars a battu Carlos Alcaraz à l'US Open en trois manches, et là, j'ai eu une balle de premier set contre lui."
Une lueur d'espoir vite ternie par la réalité du moment. "Je suis encore là, mais si je ne suis pas capable de finir les matches, à quoi bon… Je ne sais pas."

Plus que les défaites, c'est le combat quotidien contre son corps qui l'épuise. "Tout ce processus est l'un des plus grands défis de ma carrière. La quantité de travail que je m'inflige quand je suis chez moi, hors du court, ce n'est pas marrant… Mais je montre encore des choses, il y a des éclairs de bon tennis."
Le finaliste de Wimbledon 2022 s'accroche à ces fulgurances. Mais jusqu'à quand ? "Personne n'a jamais tenté de rejouer après avoir subi une reconstruction du poignet, ajoute-t-il. Je n'ai pas de problème à perdre, mais sentir cette douleur au poignet malgré tout le travail que je fais, c'est ça qui me rend un peu émotif."
Bénéficiant de son classement protégé, en raison de sa longue absence pour blessure, l'ancien 13e mondial envisage de disputer principalement les levées du Grand Chelem cette saison. Avant de faire une croix sur la suite de sa carrière ?
