

Retrouvez toute l'actualité de Louis Sarkozy : ses prises de position, son programme et sa campagne pour les municipales du 15 mars 2026 à Menton.
Candidat à la mairie de Menton soutenu par LR, Horizons et Renaissance, Louis Sarkozy obtient 18,01 % au premier tour du 15 mars, terminant troisième derrière Alexandra Masson (RN, 36,25 %) et Sandra Paire (19,74 %). Il annonce dès le lendemain une fusion avec Sandra Paire pour tenter de battre le RN au second tour du 22 mars.
Né le 28 avril 1997 à Neuilly-sur-Seine, Louis Sarkozy est le fils de l'ancien président Nicolas Sarkozy et de Cécilia Attias. Après des études aux États-Unis, il s'impose comme essayiste et chroniqueur politique, notamment sur LCI, RMC et dans Valeurs actuelles.
Son profil est atypique pour un candidat à une mairie : pas de mandat local, pas de carte de parti, pas d'ancrage territorial historique.
Il assume : "Je pense que ça serait mentir aux électeurs que de dire que s'appeler Sarkozy n'est pas un avantage en politique, surtout quand on s'engage à droite." Le nom comme tremplin, la rupture comme discours, c'est le pari de sa campagne.
Sur le fond, il se définit comme libéral-conservateur, proche des Républicains sans en être adhérent. Il s'oppose à la reconnaissance de l'État palestinien, prône la réduction des flux migratoires tout en souhaitant que la droite "courtise nos concitoyens issus de l'immigration". Ses sorties médiatiques sont souvent tranchantes, parfois trop, à en juger par les plaintes déposées contre lui après certaines déclarations.
Son projet repose sur un mot d'ordre : le renouveau. "Menton a besoin de sang neuf", répète-t-il depuis son arrivée, refusant "les querelles de clocher" et "les rivalités stériles". Une posture de candidat hors système, paradoxale pour un homme dont le nom incarne trente ans de droite française.
Son programme est concret :
Son soutien par LR en novembre 2025 a créé des tensions au sein de la section locale, qui dénonce un parachutage. En janvier 2026, Renaissance lui apporte également son soutien, ce qui suscite des inquiétudes sur une éventuelle alliance avec l'extrême droite au second tour. Louis Sarkozy a dû clarifier publiquement : "Aucune alliance n'a été et ne sera envisagée avec le RN."
La critique principale que lui adressent ses adversaires est celle du parachutage. La candidate RN Alexandra Masson, députée sortante élue avec 56% des suffrages aux législatives 2024, ne mâche pas ses mots : "Beaucoup d'habitants ne comprennent pas ce qu'il vient faire ici."
Louis Sarkozy répond en insistant sur son ancrage choisi : "Parce que j'y vis. Il y a une opportunité et je n'ai pas du tout envie de la louper." Il affirme vouloir être maire "sur le long terme", écartant l'idée d'un simple passage politique.
Le contexte local joue en sa faveur : le maire sortant Yves Juhel, poursuivi pour détournement de fonds publics, ne se représente pas. La ville est en attente de changement, ce qui profite autant à Sarkozy qu'à Masson.
Louis Sarkozy joue une carte rare en politique française : l'union large contre le RN. En rassemblant LR, Horizons et Renaissance dans une ville où l'extrême droite est structurellement forte, il tente de démontrer qu'une coalition de droite et de centre peut battre le RN sur son propre terrain.
C'est un test à valeur nationale. Une victoire à Menton serait lue comme la preuve que l'union des partis traditionnels reste capable de contenir la vague RN dans les villes moyennes, à moins d'un an de la présidentielle 2027.
Au premier tour du 15 mars, Louis Sarkozy obtient 18,01 % des suffrages, terminant en troisième position derrière Alexandra Masson (RN, 36,25 %) et Sandra Paire (19,74 %). Depuis son local de campagne, il déclare : "Menton ne veut pas du RN et la droite mentonnaise a montré qu'elle voulait le battre."
Dès le lundi 16 mars, il annonce une fusion de sa liste avec celle de Sandra Paire pour le second tour, Paire restant tête de liste. Il pourrait devenir premier adjoint en cas de victoire. Ensemble, ils appellent "tous les Mentonnais qui refusent l'isolement de notre ville" à les rejoindre. Florent Champion (15,09 %) n'a pas rejoint la fusion. Le second tour du 22 mars opposera Masson à la liste Paire-Sarkozy, qui additionne théoriquement 37,75 % des voix du premier tour contre 36,25 % pour le RN, un duel extrêmement serré.
Le contexte local avait semblé lui être favorable, le maire sortant Yves Juhel ne se représentait pas. Mais la division de la droite en trois listes, Paire, Sarkozy, Champion, a fait le jeu du RN, qui arrive en tête sans avoir à convaincre de nouveaux électeurs. Son troisième rang, derrière Paire qu'il avait concurrencée sur le même électorat, résume la limite de son pari mentonnais.