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"Nous sommes partis pour 10 à 15 ans d'assainissement budgétaire"

Pour le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot (Les Engagés), la Belgique n'est qu'au début de ses peines en matière de budget. Il n'a aucun doute sur le fait que les prochains gouvernements, quelle que soit leur couleur politique, devront poursuivre les efforts entrepris. Le tout dans un contexte de reconfiguration des équilibres mondiaux.

Portrait Maxime Prevot
Pour le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot (Les Engagés), la Belgique n’est qu’au début de ses peines en matière de budget. ©Bernard Demoulin

Sous le poids des critiques, notamment du Conseil d'État, le gouvernement fédéral a décidé de revoir l'une des mesures clés de son budget pluriannuel : l'augmentation de la TVA, notamment sur les plats à emporter. Les nombreuses incohérences de cette réforme en auront fait un "chameau puant", sur lequel il va à nouveau falloir se mettre d'accord.

Revenir en arrière sur la réforme de la TVA, n'est-ce pas le signe d'un grand amateurisme ?

Je comprends qu'on puisse en avoir le sentiment, mais ce n'est pas le cas. Après plusieurs jours de négociations, il n'est pas toujours simple de mesurer l'ensemble des conséquences d'un accord de principe. Vous pensez vraiment que, au milieu de la nuit, le Premier ministre et ses vice-premiers ministres allaient passer en revue tous les aliments du rayon du supermarché pour savoir s'ils vont être impactés ou non par une hausse de la TVA sur les plats à emporter ? Quand on s'est rendu compte de la difficulté opérationnelle de la mesure, nous avons eu l'humilité de la retirer.

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