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Sammy Mahdi, président du CD&V : "On a besoin de réformes mais pas d'un gouvernement néolibéral"

Le patron des chrétiens-démocrates flamands est au cœur des négociations : au fédéral, pour constituer une majorité "Arizona" ; en Flandre, pour mettre sur pied la coalition "Rocket". Le centriste estime que, grâce à l'éviction du PS et des écologistes du pouvoir au fédéral, des réformes socio-économiques importantes vont pouvoir être menées. Il pose toutefois quelques balises.

Sammy Mahdi president du CD&V  Christen-Democratisch en Vlaams
Sammy Mahdi, le président du CD&V, dans le splendide bâtiment de la Gare maritime sur le site de Tour&Taxis à Bruxelles. Les chrétiens-démocrates flamands y ont installé leurs nouveaux bureaux. ©Bernard Demoulin

"Tout le monde a été surpris. Pas moi." Sammy Mahdi est l'une des rares personnalités flamandes à avoir senti le vent tourner du côté francophone. Dans La Libre, durant la campagne, il avait annoncé l'alliance du CD&V avec le MR de Georges-Louis Bouchez et avec Les Engagés de Maxime Prévot en vue de la constitution de la prochaine majorité fédérale. Le 9 juin, ces deux formations ont triomphé.

Le président des chrétiens-démocrates flamands analyse l'évolution du jeu politique alors que devrait se mettre en place une coalition "Arizona" (N-VA, MR, Engagés, CD&V, Vooruit) au fédéral. "Du côté flamand, tout le monde s'attendait à un dimanche soir qui serait rouge vif chez les francophones. Du côté flamand, certains partis veulent donner du Wallon une image très à gauche, l'image d'un fainéant ne voulant pas plus de sécurité et ne voulant pas mieux gérer la question migratoire… Tout cela, c'est faux."

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