Ce film projeté à la Mostra provoque la colère d'Elon Musk, qui veut contre-attaquer

Un documentaire de quatre heures qui ne plaît pas au multimilliardaire.

Elon Musk observe le président américain Donald Trump s'exprimer lors du Forum d'investissement américano-saoudien au John F. Kennedy Center for the Performing Arts à Washington, le 19 novembre 2025.
Ce film projeté à la Mostra provoque la colère d'Elon Musk, qui veut contre-attaquer ©Brendan SMIALOWSKI / AFP

La Mostra de Venise a vibré jeudi lors de la diffusion du documentaire "Naza", qui dévoile les outils technologiques utilisés par l'armée israélienne pour éliminer de façon calculée et systématique des civils palestiniens dans la bande de Gaza. Le film, réalisé par les journalistes d'investigation Yuval Abraham et Rachel Szor, a été accueilli par une ovation debout de 25 minutes.

Mais il y a un autre documentaire présenté à Venise qui a marqué les esprits. Il s'agit de celui du réalisateur oscarisé Alex Gibney sur Elon Musk. Intitulé tout sobrement "Musk" et présenté mardi, ce documentaire a lui aussi reçu une ovation et des critiques élogieuses. Sauf que voilà, il ne plaît pas au principal concerné.

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Musk décrit comme "mesquin, narcissique, mégalomane et cruel"

En effet, dans "Musk", on voit retracé durant quatre heures (c'est long…) le parcours du patron de Tesla. Il y est notamment question de sa vie privée, son enfance difficile et ses 14 enfants conçus avec plusieurs femmes. Les critiques du documentaire faites par plusieurs médias font comprendre pourquoi Elon Musk a peu goûté à ce récit sur lui. Pour "Variety", il s'agit ainsi d'un "portrait au vitriol". Pour le magazine "Deadline", le multimilliardaire est dépeint comme "mesquin, narcissique, mégalomane et cruel".

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Le patron de Tesla contre-attaque

Comme on se l'imagine, ce film a peu goûté à Elon Musk. Via ses avocats, celui-ci a adressé une mise en demeure aux producteurs, les accusant d'avoir réalisé un documentaire à charge.

Dans une lettre qui est datée du 3 septembre, Alex Spiro, avocat de Musk, accuse notamment Alex Gibney de ne pas avoir vérifié ses informations auprès du principal concerné ou de son entourage. Une séquence en particulier pose question : celle sur l'élection présidentielle de 2024, dans laquelle les plaignants estiment qu'un lien erroné est fait entre les satellites Starlink de Musk et de supposées manipulations électorales.

Les avocats du milliardaire pourraient dès lors poursuivre en diffamation les producteurs et distributeurs du film, notamment HBO, Bleecker Street et Universal.

Auprès de "Hollywood Reporter", la société de production Jigsaw a tout de suite tenu à se défendre, invoquant dans un communiqué que l'examen critique de personnalités publiques influentes était protégé par le Premier amendement de la Constitution américaine. Il s'agit d'un principe que tous les Américains devraient défendre, "y compris les proches d'Elon Musk, qui s'est lui-même présenté comme un 'absolutiste de la liberté d'expression'".

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