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Le viol de Méduse : mythe ancien, histoire d'aujourd'hui

Création à la Monnaie d'un nouvel opéra sur la Gorgone aux cheveux de serpents

Nicolas Blanmont
Medusa, vestale du temple d'Athena
Le destin tragique de Medusa, vestale du temple d'Athena. ©La Monnaie Simon Van Rompay

Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ?" C'est dans la bouche d'Oreste, évoquant les Furies en pleine scène de folie, que Racine avait placé le célèbre alexandrin passé à la postérité comme modèle d'allitération. Il eut pu aussi être adressé à Méduse, la plus célèbre des Gorgones, que Le Caravage et tant d'autres représentèrent avec ce visage grimaçant et sa chevelure de serpents. Même la maison Versace en a fait son emblème.

L'opéra n'a que rarement abordé ce mythe, et par le seul biais – mansplaining ? – de Persée, celui qui vainc Méduse en lui tranchant la tête, héros célébré par Lully et évoqué par Berlioz, quand Benvenuto Cellini fond une statue à son effigie. Mais l'originalité de Medusa, le nouvel opéra de Iain Bell et Lydia Steier qui sera créé à la Monnaie le 5 mai, ne s'arrête pas là : voilà un opéra d'aujourd'hui qui, tout en se basant sur des personnages anciens, traite de problèmes contemporains.

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