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"Médusa", ce viol ne sera pas impuni

Sur la scène de La Monnaie, le mythe grec de Méduse, raconté par Ovide au Ier siècle, et qui a traversé l'histoire de l'art occidental. À quoi sert encore le mythe ? Peut-être à accepter la souffrance de nos existences – preuve faite avec un psychanalyste. Monstre ou victime, femme bafouée ou puissance faite femme, Méduse, quand on la regarde, nous perce à jour.

La colère d'Athena contre Medusa
La colère d'Athena contre Medusa, violée dans le temple de la déesse par Poséidon. S'en suivra la métamorphose de Méduse, punie ou pourvue par Athena, d'un don extraordinaire ? ©La Monnaie Simon Van Rompay

"Il ne fallait pas laisser le viol impuni". Telle est racontée, ramassée en quelques lignes, l'histoire de Méduse dans les Métamorphoses d'Ovide, au Livre III. Ce qu'en dit le poète conteur des mythes, il y a plus de 2000 ans, ne met pas la Gorgone au cœur du récit, mais bien Persée, héros demi-dieu, l'" enfant des étoiles". Méduse, pour Persée, incarnait la mortelle Gorgone à qui il comptait, d'un coup de glaive qui décapite, subtiliser son pouvoir effrayant : celui de pétrifier ceux qui la regardaient dans les yeux.

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