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"Le contribuable devra payer très cher cette volonté de décarbonation. Elle sera coûteuse et illusoire"

La Commission européenne souhaite sortir du Traité sur la Charte de l'Énergie. Mais quelles seraient les répercussions d'une sortie à la hussarde de ce traité protégeant les intérêts de l'industrie pétrolière ?

 La décision de l’Opep a un impact sur le monde, mais c’est l’Europe qui souffre le plus.
La volonté de décarbonation de l'Europe va se confronter aux intérêts de l'industrie fossile. ©Photocreo Bednarek – stock.adobe 

Années 1990. Fin de la guerre froide. Les investisseurs privés ont besoin de garanties avant d'engager leur argent dans des projets énergétiques, essentiels mais coûteux, en particulier dans les pays de l'ex-bloc soviétique. Le Traité sur la Charte de l'Énergie (TCE) est né.

Mais ce traité destiné à "dérisquer" les investissements privés est devenu un bouclier, et même une arme, pour l'industrie pétrolière. Et une arme gênante pour l'Europe, qui veut un Green Deal ambitieux. Comment concilier en effet les investissements dans la production d'énergie fossile et la réduction des émissions de CO2, étant entendu que l'Europe projette la neutralité carbone d'ici à 2050?

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