Ces dix mesures Arizona toucheront votre portefeuille
Dans les 206 pages de la note gouvernementale se trouvent de nombreuses mesures impactant votre pouvoir d'achat.
- Publié le 04-02-2025 à 16h19
- Mis à jour le 05-02-2025 à 21h29

Le nouveau gouvernement fédéral s'est donc accordé, vendredi soir, sur l'ensemble des mesures qu'il compte mener à bien. Des plus anecdotiques comme la création d'une carte d'identité virtuelle aux plus symboliques comme la suppression du Sénat. La note, forte de plusieurs centaines de pages, comporte une quantité astronomique de mesures. Dont certaines impacteront directement votre portefeuille. Si nous vous en citions quelques unes en amont de la composition de ce nouveau gouvernement fédéral, voici les dix mesures les plus marquantes présentes dans la supernote de Bart De Wever.
1. L'indexation des salaires
Commençons par une bonne nouvelle : le gouvernement a décidé de ne pas toucher au système d'indexation des salaires. Celle-ci continuera de suivre l'inflation et sera versée chaque année. On ne touche pas non plus au système d'indexation du revenu d'intégration et des allocations des malades de longue durée.
2. Réforme des retraites
Le gouvernement De Wever instaurera, dès l'année prochaine, une pénalité financière pour ceux qui anticiperont leur retraite avant l'âge légal. On parle de 2 % par année de pension en moins. Quelqu'un qui partira à la retraite 4 ans avant l'âge légal verra ainsi sa pension amputée de 8 %. Après 2030, le malus pension sera de 4 % par année. Cela ne concerne pas ceux qui auront travaillé au moins 156 jours par an durant 35 ans. Notons que si on reste actif après l'âge légal de la retraite, un bonus pension sera versé selon le même principe, une fois la retraite prise.
3. Chèques repas et écochèques
Les entreprises pourront accorder des chèques-repas de 12 € au lieu de 8 €. Par contre, les écochèques seront supprimés.
4. Les flexi-jobs et job étudiant
Les flexi-jobs seront possibles dans tous les secteurs et le revenu annuel maximum exonéré d'impôt sera porté à 18 000 € contre 12 000 € à l'heure actuelle. Par ailleurs, les jobs étudiants seront permis dès l'âge de 15 ans. Les jobistes pourront prester 650 heures, contre 475 heures actuellement.
5. Le droit à la démission
Jusqu'à présent, un travailleur qui démissionnait de son emploi (sans avoir demandé un C4 et presté un préavis) perdait son droit au chômage. Avec comme inconvénient que de nombreux travailleurs restaient à leur poste par peur de perdre de l'argent mais sans envie ni motivation. Résultat : baisse de productivité et hausse des burn-out. La volonté du gouvernement est de permettre de toucher le chômage directement après une démission à condition que le principal concerné ait au moins 10 ans de carrière effective.
6. Un travail plus flexible
Gros changement dans le droit du travail : la flexibilité. L'interdiction du travail le dimanche, la nuit et les jours fériés sera supprimée. Le sursalaire entre 20h et minuit disparaît également. Il sera aussi possible d'annualiser le temps de travail ou d'opter pour un horaire. Par exemple en travaillant 50 heures par semaine en été pour un saisonnier et 20 heures seulement en hiver.
7. Limitation du chômage dans le temps
Pour dissuader de rester inactif trop longtemps, les allocations de chômage seront limitées à deux ans. On percevra plus au début mais le montant va diminuer plus rapidement.
8. Un sac à dos de congés pour chaque enfant
Il comprendra les congés de paternité, de maternité, de co-maternité et de soins de l'enfant ainsi qu'un nouveau congé grand-parental. Ce qui évitera à certains parents de devoir prendre des congés sans solde pour garder leur progéniture.
9. Une taxe sur les plus-values
Fini le paradis fiscal des plus-values en Belgique. Le gouvernement va les taxer. La revente d'actifs financiers dont les cryptomonnaies sera taxée de 10 % avec une exonération de 10 000 euros par an.
10. Une différence de 500 euros entre les allocations et le salaire
Le gouvernement entend encourager les personnes à rester active en augmentant le salaire net. L'objectif est de faire évoluer l'écart entre les allocations de chômage et le salaire pour arriver à une différence de 500 euros grâce à l'augmentation de la quotité exemptée pour les travailleurs, la diminution de la cotisation spéciale de sécurité sociale et le renforcement du bonus à l'emploi.