La résistance au "doomscrolling" : récupérez du temps de cerveau disponible !

Libre Eco week-end | Une chronique de Roald Sieberath, entrepreneur, investisseur pour Noshaq, professeur invité à l'UCLouvain et l'UNamur, et président de l'Agence du numérique (Digital Wallonia).

doomscrolling
Dans ce monde sur-saturé d'informations, de tentations et de likes, notre volonté n'est pas suffisante. ©Copyright (c) 2022 Ground Picture/Shutterstock. No use without permission.

Il n'est pas nécessaire d'avoir des enfants adolescents pour s'en rendre compte : les gens qui nous entourent sont souvent accros à leurs smartphones, dans une quête incessante à trouver le fond du puits de Facebook, dans une course au doomscrolling. Ce néologisme désigne l'action de scroller, de faire défiler l'écran des petites news sur les réseaux sociaux, d'une façon doom, c'est-à-dire : sans but, d'une manière qui mène à la perte. C'est devenu une épidémie : nous sommes comme ensorcelés par les miroirs magiques de nos écrans qui nous renvoient par la comptabilité des likes une image de ce qui est censé être désirable pour nous et que nous propagerons à notre tour.

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