Salon de l'Auto: des voitures électriques qui ne passent pas inaperçues
Le dossier de La Libre Eco | Spécial Salon de l'Auto.

- Publié le 12-01-2025 à 14h58
- Mis à jour le 12-01-2025 à 17h59

Le Salon de l'Auto fait son retour à Bruxelles. Voici une sélection des modèles électriques à découvrir lors de cette 101e édition.
L'EX30, la nouvelle star belge de Volvo
Volvo a tiré son épingle du jeu, loupant de peu la 5e place des marques les plus immatriculées : 24 221 pour la marque suédoise et 24 465 pour Dacia. C'est une progression sur un an de 13,56 % dans un marché en régression de 5,96 %.
Le succès est notamment dû à la bonne tenue de route de l'EX30, "notre plus petit SUV électrique", comme l'explique Volvo. Traxio, la fédération de la mobilité, a fait les comptes : ce sont 5 660 voitures écoulées auprès des flottes et 849 auprès des particuliers (13 %, contre une moyenne globale de 21 %).

Ce SUV est actuellement soumis à une surtaxe de 18,8 % imposée par la Commission européenne aux voitures électriques importées de Chine. Comme d'autres constructeurs, le groupe Geely ne le répercute pas auprès du client : le prix de départ de l'EX30 est toujours à partir de 40 590 euros (jusqu'à 476 kilomètres d'autonomie) mais il sera le seul modèle Volvo à ne pas bénéficier du moindre geste commercial durant ce mois de janvier.
Comme annoncé en octobre 2023, l'usine de Gand va entamer la production de ce modèle. "Ce sera dans la deuxième moitié du mois d'avril", précise René Aerts, porte-parole de Volvo Cars.
L'EX30 bénéficie en tout cas d'un design séduisant qui accroche le regard. L'intérieur est à tout le moins épuré, "tout en accordant une attention particulière à un choix de matériaux qui sortent de l'ordinaire et avec un focus spécifique sur la durabilité et l'emploi de matériaux naturels ou recyclables." Ouvrir les vitres via la console centrale est assez déroutant. Moins de boutons et d'écrans "permettent de réduire le câblage et donc également la quantité de cuivre utilisée." Le bémol, c'est un coffre quand même riquiqui.
L'EV3 de Kia allie autonomie et habitacle généreux
Kia a longtemps été un suiveur. C'est bel et bien terminé : le sud-coréen veut marquer les esprits avec un design qui se veut disruptif. "Avant, les clients achetaient une Kia pour les 7 ans de garantie. Désormais, ils achètent une Kia tout d'abord parce qu'ils aiment la voiture et aussi pour la garantie", explique Olivier Gelas, Managing Director de Kia Belux. La marque a été la 12e la plus immatriculée en 2024 (17 596 véhicules, – 5,33 %).
Une bonne année après avoir sorti l'EV9 – un imposant SUV électrique pouvant accueillir 7 passagers –, Kia propose cette fois un SUV compact, l'EV3, positionné dans le même segment que l'EX30 de Volvo ou la Jeep Renegade. "Ce modèle arrive au bon moment", souligne Luca Pavone, porte-parole. De fait, 20 % des immatriculations dans ce segment sont des voitures 100 % électriques et la tendance est à la hausse.

Le modèle se veut abordable. "Mais nous ne parlons pas de démocratisation car nous la laissons aux modèles qui apportent vraiment une accessibilité avec des prix de 25 000 ou de 20 000 euros. Nous y serons un jour avec l'EV2."
L'EV3 débute à 31 890 euros (prix Salon) pour une autonomie jusqu'à 436 kilomètres. "C'est le même niveau, voire un niveau supérieur à pas mal de concurrents dans le segment." Si vous ajoutez quelques milliers d'euros pour opter pour la version Long Range, l'autonomie bondit jusqu'à 605 kilomètres, soit "la meilleure proposition dans le segment." De plus, "nous estimons avoir la meilleure capacité de recharge du segment."
"C'est avec la place à l'intérieur que l'on va vraiment marquer le coup." L'EV3 veut surtout se démarquer par un habitacle généreux pour ce véhicule long de 4,3 mètres.
La maxi offensive électrique de Mini
À l'inverse de son grand frère BMW, leader du marché, Mini n'a guère brillé l'an dernier : ses immatriculations ont chuté de 28,31 % à 5816 véhicules, faisant reculer la marque anglaise à la 19e place sur l'ensemble de l'année 2024.
"C'était une année de transition", remarque Gabriel Goffoy, General Manager de Mini Belux. C'était surtout une année de grand changement. "À 65 ans, c'est l'âge de la retraite, sauf chez Mini pour qui cet anniversaire signifie une renaissance", expliquait-il en décembre dernier.
Le constructeur Mini s'est largement renouvelé avec l'arrivée massive de modèles électriques. Ce fut tout d'abord la Mini Cooper. "On en voit de plus en plus." Ce fut ensuite la Countryman, la plus grande jamais conçue (13 cm plus longue et 8 cm plus haute). "Tout le monde me dit que cette maxi Mini n'est pas une Mini. C'est une Mini qui nous permet d'offrir un véhicule avec lequel vous pouvez déplacer toute la famille avec vélo et chien." Il y en a eu d'autres.

"En termes de connectivité, nous n'avons pas fait un pas en avant mais dix pas en avant." Ainsi, l'écran central peut s'adapter à l'émotion du jour du conducteur.
Et, puis, point important pour l'acheteur, le modèle de distribution a lui aussi été adapté. Désormais, Mini travaille avec des prix nets, identiques dans tout le réseau. "Nous sommes très satisfaits de ce modèle." De quoi placer Mini dans les starting-blocks pour l'ensemble de l'année 2025.