Quand les constructeurs chinois bousculent la hiérarchie mondiale
BYD et Geely grimpent à toute vitesse dans un classement dominé par Toyota, Volkswagen et Hyundai.

- Publié le 07-05-2026 à 18h47

Le classement récemment publié par Jato Dynamics vient à point pour le rappeler : le groupe japonais Toyota est de loin le premier constructeur mondial, devançant l'européen Volkswagen et le sud-coréen Hyundai sur l'ensemble de l'année 2025.
Au-delà de ce trio de tête, ce top 10 confirme l'inexorable montée en puissance des marques chinoises.

BYD a dépassé, certes de quelques dizaines de milliers de voitures sur quelque 4,6 millions d'unités, l'américain General Motors (Chevrolet, GMC,…) pour se hisser à la 5e place du classement.
Geely (marques Geely, Volvo, Polestar, smart, Lotus,…) s'offre pour sa part le luxe de dépasser Honda pour grimper à la huitième place, talonnant désormais l'américain Ford.
Dans un contexte bien difficile pour les constructeurs de voitures qui ont dû notamment faire face aux hausses tarifaires imposées par les États-Unis, le groupe Toyota (Toyota, Lexus et Daihatsu) a vu ses ventes mondiales progresser de 4,5 % en 2025 à 11,3 millions d'unités.

De quoi creuser l'écart avec le groupe Volkswagen (VW, Skoda, Seat, Audi,…), qui est repassé sous la barre des 9 millions de véhicules (-0,5 % à 8,98 millions). Volkswagen avait été pénalisé par la baisse des livraisons en Chine (-8 % à 2,69 millions de véhicules) et en Amérique du Nord (-10,4 % à 946 800 unités).
Au sein du groupe Hyundai (Hyundai, Kia, Genesis), c'est la marque éponyme qui domine les ventes (4,1 millions sur un total de 7,2). Kia compte passer de 3,1 millions de ventes en 2025 à 3,4 cette année.

Le groupe Stellantis arrive quant à lui à la 4e place. La première marque de son portefeuille est Fiat, grâce à un succès qui ne se dément pas en Amérique du Sud (40 % de ses ventes). Fiat dépasse chaque année le million d'exemplaires à l'échelle mondiale. Suivent Peugeot, Jeep, Citroën, Dodge et Opel dans la constellation de Stellantis.
Les grands changements, d'une année à l'autre, débutent au milieu du classement.
Pour la première fois, le chinois BYD a donc dépassé General Motors en termes de ventes mondiales annuelles, à 4,6 millions, soit une progression de 7,7 % sur douze mois par rapport à 2024. Quatre ans plus tôt, les ventes de BYD (Build your dreams) étaient juste en dessous de 400 000. Ce bond en avant a aussi permis au constructeur chinois de dépasser un autre constructeur américain, à savoir Ford.
Geely (8e) a également gagné deux places dans le classement grâce à des ventes mondiales en hausse de 27,9 % à 4,1 millions d'unités, de quoi largement prendre le dessus sur Honda (3,4 millions, -9,2 %).

Geely a de l'ambition
Geely ne compte pas s'arrêter en si bon chemin, visant les 6,5 millions de véhicules vendus en 2030, de quoi intégrer le top 5 et, qui sait, devancer son concurrent chinois BYD.
Honda (9e) n'est pas le seul constructeur japonais à avoir perdu des plumes, notamment en raison de ses difficultés à s'implanter sur le marché chinois des voitures électriques. Nissan a vu ses ventes tomber à 3,2 millions de véhicules (-4,4 %). Là encore, la Chine a joué un mauvais tour à Nissan avec une chute de 6,3 % de ses ventes dans son marché phare.
C'est tout bénéfice pour le constructeur japonais Suzuki qui a flirté avec les 3,3 millions de voitures écoulées, dont quelque 50 % en Inde.