Le constructeur chinois BYD n'a jamais vendu autant de voitures en Belgique
Il est en forte croissance grâce à son offre hybride et à sa Dolphin Surf électrique à moins de 25 000 euros.

- Publié le 02-09-2025 à 16h59

Le constructeur chinois BYD a battu un record en août sur le marché belge, avec 446 immatriculations, battant du coup les 422 véhicules écoulés pas plus tard qu'au mois de juin.
"Nous avons déjà immatriculé plus de voitures au cours des huit premiers mois de l'année qu'en 2024", se réjouit Thomas De Meûter, porte-parole, lors de la présentation de la nouvelle BYD Seal 6 DM-i, un véhicule hybride rechargeable clairement destiné aux particuliers. Le compteur 2025 affiche ainsi 2 650 immatriculations, contre 2 498 sur l'ensemble de l'année dernière.
Un succès qui s'explique par plusieurs raisons. Il y a bien entendu un portefeuille de modèles qui ne cesse de s'étoffer. C'est désormais 11 modèles disponibles en Belgique en incluant la Seal 6, contre à peine deux lors de son arrivée fin 2022. C'est aussi 17 concessionnaires, contre 3 au départ, et peut-être plus de 20 d'ici la fin de l'année si les négociations en cours aboutissent rapidement.
Et puis, il y a les retombées du Salon de l'auto de janvier dernier. "Ce fut un kick off énorme", rappelle Thomas De Meûter. Présentée au Salon, la Seal U Super Hybride a permis de toucher un public encore réticent à se tourner vers une version 100 % électrique. "C'était notre premier modèle hybride proposé en Europe. La Seal 6 est le deuxième et il y en aura un troisième dans quelques mois". La Seal U représente à elle seule 40 % des ventes, équitablement réparties entre particuliers et flottes".
"Les acheteurs d'une voiture plug-in sont des personnes pour qui une autonomie de 400/450 kilomètres avec un véhicule électrique n'est pas suffisante". Selon la version ou qu'il s'agisse d'une berline ou d'un modèle break, l'autonomie totale peut dépasser de justesse les 1 500 kilomètres, soit 1 505 kilomètres exactement selon la norme WLTP pour la berline. De quoi pouvoir voir venir, dont une centaine de kilomètres en électrique. La Touring (break) est un peu moins généreuse, avec 1 350 kilomètres d'autonomie. La Seal U, quant à elle, propose jusqu'à 1080 kilomètres d'autonomie.

"Le moteur essence produit de l'énergie pour charger la batterie. Dans la quasi-totalité des circonstances, vous roulerez en full electric", poursuit Thomas De Meûter. Au cas où, la recharge de 30 à 80% peut être effectuée en 23 minutes. Le réservoir de 65 litres ne devrait pas être rempli très souvent.
Le vent a tourné
L'offensive de BYD dans le segment plug-in peut en soi surprendre. À son arrivée en Europe, le constructeur chinois entendait bien ne proposer que des voitures 100 % électriques. Le vent a quelque peu tourné depuis lors.
Le marché des voitures plug-in est en forte croissance, même s'il reste le petit Poucet des voitures électrifiées en Europe avec 8,6 % des immatriculations sur les 7 premiers mois de l'année, contre 6,9 % pour la même période de 2024. La croissance a par exemple été de 94,5 % en Espagne et de 59,2 % en Allemagne. Autant s'y positionner.
Le plug-in permet aussi à BYD d'éviter la surtaxe imposée par l'Europe sur les importations des voitures électriques fabriquées en Chine. BYD doit aussi contourner l'obstacle avec un début de production dans son usine hongroise d'ici la fin de l'année et dans une usine située en Turquie dans le courant 2026.
À l'instar de ses voitures électriques, BYD revendique une belle maîtrise de l'outil hybride. "Nous sommes la première marque à avoir entamé dès 2008 la production de modèles plug-in. C'est donc un domaine où nous avons une certaine connaissance".
L'arrivée de la Seal 6 DM-i fait donc sens. La version Touring (à partir de 37 990 euros pour la version de base) devrait rencontrer plus de succès que la version Berline (à partir de 36 990 euros pour le modèle entrée de gamme). Les segments break et SUV, sur lequel BYD est également présent, sont les plus prisés.
L'offre hybride élargie et la Dolphin Surf (actuellement à partir de 20 651 euros pour la version de base et de 24 240 pour la version Comfort) doivent donc permettre à BYD d'aller de l'avant dans les mois à venir. "Proposée depuis la mi-juin, la Dolphin Surf a trouvé sa place dans la gamme avec un volume de quasi 9 % en août. Elle attire les particuliers pour deux-tiers du volume. Les petites citadines électriques de moins de 25 000 euros, c'est vraiment ce que les gens recherchent".

Au rythme actuel des immatriculations, BYD devrait facilement dépasser la barre des 4 000 sur l'ensemble de l'année 2025. De là à rattraper Tesla, présenté comme son grand rival, il y a encore un pas : même s'il est en perte de vitesse, le constructeur américain a déjà immatriculé 6 398 véhicules.