"Le taux de vente des biens à des investisseurs grimpe à 50 %, parfois plus"
LIBRE IMMO | Le dossier "La demande est là. Mieux, elle s'organise", indique Jacques Lefèvre, CEO de BPI Real Estate Belgium. Entretien express.

- Publié le 16-01-2020 à 11h39
- Mis à jour le 20-01-2020 à 19h23

LIBRE IMMO | Le dossier
"La demande est là. Mieux, elle s'organise", indique Jacques Lefèvre, CEO de BPI Real Estate Belgium. Entretien express.
Qu'en sera-t-il de l'attrait de l'immobilier pour les investisseurs en 2020 ?
Depuis dix ans, on nous répète qu'il y a l'équivalent de 250 milliards d'euros qui dort sur les comptes épargne en Belgique. Les autres types d'investissements ne rapportent pas grand-chose. Résultat ? L'immobilier résidentiel est un actif attractif et tangible qui plus est pour les particuliers qui désirent placer leur argent. On le voit dans nos projets où le taux de vente des biens à des investisseurs grimpe à 50 %, parfois plus ; nous nous efforçons de maintenir un équilibre entre propriétaires-occupants et propriétaires-bailleurs.
Cette présence prégnante des investisseurs sur le marché résidentiel ces dernières années se poursuivra selon moi en 2020 pour autant que les produits immobiliers mis sur le marché soient de qualité. C'est-à-dire ciblent des localisations prisées, proches des facilités et services, bien desservies par les transports en commun, offrant des perspectives d'emploi, voisines d'universités ou d'institutions internationales.
Quid de la demande?
Le rythme de vente de nos projets est assez bon et élevé. Ce qui me fait dire que le potentiel d'intensification de la production de logements neufs est bien réel. C'est bien simple, je pense que si nous avions plus de biens à vendre en portefeuille, nous pourrions les commercialiser très facilement. Car la demande est là. Mieux, elle s'organise.
Depuis deux ans, en effet, nous observons que beaucoup de particuliers recourent à une agence immobilière sociale (AIS) pour mettre leur bien en location. Ils bénéficient ce faisant d'une TVA réduite de 21 à 12 % sur l'achat du bien ainsi que d'autres avantages et garanties. À cet égard, le neuf est plus intéressant que l'ancien en ce qu'il offre plus de sécurité à l'investisseur.
Les normes sont strictes (PEB…), les copropriétés bien structurées… Tout cela est pris en considération par les investisseurs qui acceptent de payer un peu plus pour un coût énergétique moindre à long terme et une gestion facilitée.
Et l'offre?
En ce qui nous concerne, nous portons par essence des projets mixtes et urbains. Nous visons donc les seules grandes villes. Au nord du pays, les opportunités sont rares. La Flandre a pris les devants par rapport à Bruxelles et de grandes villes comme Gand, Leuven ou Anvers arrivent tout doucement à saturation. Ce sont désormais leurs couronnes périphériques qui accueillent les projets des promoteurs. Il en sera de même à l'avenir dans la capitale.
Mais pour l'instant, le marché bruxellois est encore propice à l'investissement. Les autorités publiques disposent de grandes friches en réserve qui sont en train d'être mises en valeur. Quant à la Wallonie, nous y portons un projet, Bavière, à Liège, avec Thomas&Piron. Projet pour lequel nous avons obtenu un premier permis fin de l'année passée. Mais il nous faut encore analyser le marché pour en cibler l'attractivité pour des investisseurs.
