Marché immobilier: Et si les investisseurs décidaient de lever le pied?
LIBRE IMMO | Le dossier La demande en serait assurément affaiblie.

- Publié le 16-01-2020 à 11h26
- Mis à jour le 20-01-2020 à 19h23

LIBRE IMMO | Le dossier
La demande en serait assurément affaiblie.
Depuis le 1er janvier, les banques et autres organismes de prêts ont reçu des injonctions nettes à la prudence de la part de la Banque nationale de Belgique (BNB). Les conditions d'octroi des crédits accordés aux candidats investisseurs qui achètent pour mettre le bien en location s'en trouvent ainsi resserrées.
La Libre Immo s'est demandé si ce cadenassement aurait un impact sur le marché immobilier. Car, on le sait, depuis quelques années, ce sont les investisseurs qui soutiennent la demande et donc les prix. Quid s'ils décident de lever le pied ? Mais, dans le même temps, ne devraient-ils pas s'inquiéter de l'agrandissement graduel du parc immobilier locatif de ces dernières années ? Car investir est une chose, trouver un locataire en est une autre.
Nous avons interrogé trois acteurs du secteur - Eric Verlinden, agent immobilier ; Jacques Lefèvre, promoteur et Julien Manceaux, économiste - pour connaître leur sentiment, à défaut de leurs prédictions, sur la poursuite ou non de la présence importante des investisseurs sur le marché. Chez aucun d'eux, il n'y a de réelles inquiétudes.
"Les investisseurs doivent être très attentifs au revenu locatif"
"La tendance de fond sera plutôt à la croissance de la part des locataires dans la population", explique Julien manceaux, Senior Economist ING Belgium. Entretien express
"Le taux de vente des biens à des investisseurs grimpe à 50 %, parfois plus"
"La demande est là. Mieux, elle s'organise", indique Jacques Lefèvre, CEO de BPI Real Estate Belgium. Entretien express
"Le marché locatif absorbe l'ensemble des biens qui affluent"
"Il faut plus de studios, plus d'appartements 1-chambre et, surtout, plus de petits 2-chambres", détaille Eric Verlinden. Entretien express
