Wall Street : "On a l'impression qu'il y a une force magnétique qui attire le S&P 500 vers un record"
L'indice élargi S&P 500, le plus représentatif du marché américain, est à deux doigts d'établir un record.

- Publié le 28-12-2023 à 15h45
- Mis à jour le 28-12-2023 à 16h33

Les indices de la Bourse de New York ont commencé dans le vert l'avant-dernière séance de l'année jeudi, à deux doigts d'un record pour l'indice élargi S&P 500, le plus représentatif du marché américain. Vers 15H20 GMT, l'indice Dow Jones avançait de 0,19 %, le Nasdaq, à dominante technologique, prenait 0,17 %. Le S&P 500, qui n'est plus qu'à un demi-point de pourcentage de son record de janvier 2022 de 4.796,56 points, grappillait 0,15 %.
A deux séances seulement de la fin de l'année et dans un marché à faible volume, le Dow Jones et le S&P 500 sont en hausse respectives de 13 % et de 24 % sur l'année. Le Nasdaq, doté des "Sept Magnifiques" --les mégacapitalisations de la technologie comme Microsoft, Apple et Nvidia-- s'est envolé de 44 %. 2023 pourrait être la meilleure année depuis 2003 pour l'indice à dominante technologique. Les trois indices sont en outre en passe de terminer une neuvième semaine d'affilée en territoire positif. "On a l'impression qu'il y a une force magnétique qui attire le S&P 500 vers un record, mais il n'y est pas encore. Il n'est pas impossible qu'on y parvienne aujourd'hui", a estimé Patrick O'Hare de Briefing.com.
Au cours d'une semaine pauvre en données économiques, les demandes hebdomadaires d'allocations chômage ont augmenté pour la deuxième semaine de suite. Elles ont progressé de 12.000 à 218.000, plus que prévu mais sans signaler un impact majeur sur le taux de chômage. "Le principal point à retenir du rapport est qu'il ne va pas bouleverser la perception du marché selon laquelle le marché du travail reste globalement en bonne forme", a noté Patrick O'Hare. "Cela signifie que le niveau des demandes d'allocations chômage n'est pas encore perçu comme une menace pour l'hypothèse d'un atterrissage en douceur", a-t-il ajouté. Le département du Travail publiera les chiffres officiels de l'emploi pour décembre le 5 janvier.
Sur le marché obligataire, où les transactions étaient peu nombreuses, le rendement des obligations à 2 ans, qui avait fortement baissé mercredi, était en hausse à 4,27 % contre 4,24 %, et le rendement des bons à 10 ans était également en hausse à 3,82 % contre 3,79 %.
Timide hausse pour les géants tech
Du côté des valeurs, l'essentiel des "Sept Magnifiques" (Magnificent Seven) emmenait le timide élan du marché dont Apple (+0,70 %), Tesla (+1,04 %), Meta (+0,35 %), Microsoft (+0,32 %) et Nvidia (+0,32 %). Amazon et Alphabet étaient en léger repli (-0,12 %).
Altice-USA, la filiale d'Altice, câblo-opérateur et groupe de télécommunications français très endetté, voyait ses titres s'envoler de 14 % à 3,47 dollars. Des informations de presse évoquaient un intérêt du milliardaire français Xavier Niel (groupe technologique Iliad) pour la filiale portugaise du groupe de Patrick Drahi.
Les titres cotés à Wall Street des géants chinois de l'internet et des jeux en ligne NetEase rebondissaient (3,87 % à 91 dollars) après avoir souffert ces dernières séances à la suite de nouvelles réglementations édictées par les autorités.
Mais cette semaine, une centaine de jeux vidéo ont finalement été autorisés à la distribution et les autorités ont indiqué qu'elles allaient revoir la première version de leurs règlementations. Tencent, un autre poids lourd de l'internet chinois, gagnait également du terrain (+2,38 % à 37,51 dollars).