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Au Texas, la situation se complique plus encore que Trump ne l'avait imaginé, et de la façon la plus inattendue

Scandales et rivalités dans les rangs républicains ouvrent des perspectives inattendues pour les Démocrates aux législatives de novembre, dont l'élection d'un sénateur pour la première fois en trente ans.

L'embarrassant Tony Gonzales et Donald Trump
L'embarrassant Tony Gonzales et Donald Trump ©Montage AFP

En ordonnant aux Républicains du Texas de procéder, l'an dernier, à un redécoupage des circonscriptions électorales afin de maximiser leurs gains aux législatives de novembre prochain, Donald Trump avait clairement perçu l'importance de l'enjeu. C'est peut-être dans le deuxième État le plus peuplé de l'Union (après la Californie) que se jouera, en effet, la majorité au Congrès pour la seconde moitié de son mandat à la Maison-Blanche.

Or la situation s'y complique plus encore que le Président ne l'avait imaginé, et de la façon la plus inattendue. À la Chambre des représentants, le rapport de force est on ne peut plus étriqué avec un avantage de seulement quatre sièges pour les Républicains (218 contre 214, avec trois sièges vacants). Cela signifie que ceux-ci ne peuvent se permettre qu'une seule défection s'ils ne veulent pas être mis en échec. Au Sénat, la marge n'est guère plus large avec 53 sièges pour les Républicains et 47 pour les Démocrates – en sachant que les sénateurs peuvent manifester plus d'indépendance à l'égard de leur parti parce qu'ils sont élus pour six ans, alors que les députés doivent rendre des comptes tous les deux ans.

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