Qui est Al Green, ce député du Texas qui a conspué Donald Trump au Capitole ?
Le Démocrate de 78 ans s'est fait une spécialité de dénoncer les travers du Président, espérant provoquer sa destitution.

- Publié le 25-02-2026 à 18h28
- Mis à jour le 25-02-2026 à 18h30

Alexander Green a volé la vedette à Donald Trump, l'espace d'un moment, mardi soir, lors du traditionnel discours présidentiel sur l'état de l'Union. Le député démocrate du Texas a capté toutes les attentions en brandissant une pancarte sur laquelle on pouvait lire "Black people aren't apes !" ("Les Noirs ne sont pas des singes !"). Une référence à la vidéo que le Président avait relayée sur les réseaux sociaux, montrant Barack et Michelle Obama grimés en singes. Trump avait plus tard supprimé le post, tout en estimant n'avoir rien fait de mal et en invoquant l'erreur d'un collaborateur.
"J'ai voulu dénoncer publiquement un comportement raciste", a expliqué Al Green, qui a été éconduit du Capitole, où Donald Trump s'exprimait devant les élus au Congrès et les chaînes de télévision à une heure de grande écoute. Cet Afro-Américain de 78 ans n'en était pas à son coup d'essai. Il avait déjà été exclu, le 6 mars 2025, pour avoir interrompu plusieurs fois le discours du Président, qui s'adressait pour la première fois devant la Chambre et le Sénat depuis sa réélection.
À dire vrai, ce natif de La Nouvelle-Orléans, représentant à Washington la 9e circonscription électorale du Texas où il a été élu en novembre 2004 et réélu ensuite à dix reprises, s'est fait une spécialité de la contestation de Donald Trump. On ne compte plus le nombre de fois, pendant les deux mandats du Républicain, où Al Green a déposé des articles d'impeachment dans l'espoir de faire destituer le Président. Ces textes n'ont pas été soumis au vote ou, quand ils le furent, ont été rejetés par les députés.
Diplômé en droit, Al Green avait fondé un cabinet d'avocats à Houston, avant d'exercer pendant près de trente ans les fonctions de juge de paix pour le comté de Harris. Entré en politique, il poursuivit son combat pour les valeurs démocrates, défendant les minorités, le droit à l'avortement, l'accès au logement et à l'emploi.
Sans jamais se départir d'un comportement singulier. En 2008, ce baptiste divorcé avait été accusé d'agression sexuelle par Lucinda Daniels, une collaboratrice avec qui il avait eu une liaison. Dix ans plus tard, Daniels et Green publièrent un communiqué dans lequel ils déclarèrent regretter de s'être inutilement attaqués, assurant que leur différend était "entièrement résolu".