Horizons rêve à court terme
Le parti d'Édouard Philippe doit trouver un nouveau souffle lors de ces municipales.

- Publié le 12-03-2026 à 13h11

"Parce que pour faire bien, il faut voir loin", lançait en octobre 2021 Edouard Philippe, l'ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron, en annonçant la création de son parti politique Horizons dans sa bonne ville du Havre. Face à 3 000 spectateurs dont plus de 600 élus locaux, l'ambitieux maire expliquait encore "ce que je voudrais faire avec vous, c'est construire cette stratégie à l'horizon 2050."
Près de 5 ans plus tard, le parti de centre-droit, continue de revendiquer son appartenance au "bloc central" de la majorité présidentielle, tout en cultivant une certaine autonomie vis-à-vis du parti Renaissance d'Emmanuel Macron.
La formation d'Édouard Philippe, qui ne cache pas ses ambitions présidentielles, a fait de son ancrage municipal son cheval de bataille. Les maires et les élus locaux sont au centre de l'attention du "patron" qui n'a pas hésité à organiser son parti en comités municipaux (plus de 700) pour rester au plus proche des réalités du terrain. Une approche qui explique l'obligation de résultat pour Horizons lors de ces municipales. "Qui aura des villes de plus de 100 000 habitants, à part nous, dans le bloc central ?", interrogeait il y a peu un des cadres du parti.
La formation philippiste semble en effet bien partie pour conserver un bel ensemble de villes moyennes, comme Vannes, Albi, Vesoul, Arles, Anger ou même Reims. De quoi mettre du vent dans les voiles d'Horizons pour les prochaines échéances.