Comment Jérôme Theunis aidera Adrien Dumont de Chassart à remporter son premier titre PGA
Jérôme Theunis a bossé cet hiver pour que son protégé soit armé pour vivre une grande saison sur le PGA Tour.

- Publié le 22-01-2026 à 14h03

Jérôme Theunis jongle avec un agenda de ministre en ce début d'année. Le coach des meilleurs golfeurs belges trime pour placer ses protégés dans les meilleures conditions à l'aube de la saison. Il a accueilli avec un large sourire les quatre premiers jours de compétition de la saison d'Adrien Dumont de Chassart la semaine passée. S'il n'était pas physiquement à Hawaï, il est en contact très rapproché avec le Villersois qui vit à Jacksonville (USA). Toutes les six semaines, les deux hommes se voient. Tous les lundis, ils effectuent le débriefing du tournoi écoulé et mettent la suite du programme en place. Le mardi est le jour du coup de fil destiné à parler exclusivement du tournoi suivant avec le visionnage de quelques vidéos.
Jérôme Theunis et Adrien Dumont de Chassart ont trouvé leur routine de fonctionnement. Depuis sa maison de Dubaï, l'entraîneur de 45 ans, s'est penché sur la très belle première semaine sur le PGA Tour d'Adrien Dumont de Chassart. Pour son grand retour sur le circuit américain, le Brabançon s'est offert une carte de -7 qui lui vaut une 24e place.
Comment lisez-vous cette 24e place finale à Hawaï d'Adrien Dumont de Chassart ?
Il a vécu sa première semaine en tournoi. Le bilan est très bon. Son jeu est bien en place. Jeudi (7e avec -6) et vendredi (1er avec -9), il a été très bon. Lors du week-end, les résultats ont été plus durs (13e avec -6 et 24e avec -7). Son feedback a été très intéressant au niveau de son jeu. Il reste quelques détails à peaufiner. C'est normal. Certains aspects ne peuvent se remarquer que lors des tournois. Son premier résultat est très bon.

Vu sa première place après deux tours, n'êtes-vous pas un peu déçu ?
Je vois le verre à moitié plein. Après une semaine, personne ne tire de grandes conclusions. Il n'avait jamais vécu cette situation. Là, il a goûté à la première place après deux jours. Il a ressenti la pression. Il sait qu'il peut regarder le haut du tableau.
Où en est-il physiquement ?
Il a vraiment progressé. Il a abattu un gros boulot durant l'hiver. Je le vois sur sa force, sur sa vitesse et sur sa mobilité. Son jeu a bien évolué aussi. Au niveau des statistiques, on voit que son drive a bien évolué aussi. Il en avait besoin. J'attends de voir sa constance sur une saison. Je ne lui vois pas une grosse faiblesse.
Concrètement, qu'aimeriez-vous voir évoluer dans son jeu ?
Sa méthodologie d'entraînement. Je voudrais qu'il s'entraîne correctement et qu'il garde en tête ses objectifs. Je ne parle pas de résultats mais de manière de s'entraîner. Il existe une manière de s'entraîner qui est différente durant les semaines de tournoi.
Qu'avez-vous pu modifier chez lui en un hiver ?
Nous avons réalisé une analyse profonde de ses saisons 2024 et 2025. Nous avons mis en place un système de fonctionnement afin qu'il devienne indépendant. Je l'ai poussé à se connaître sur les plans physique, technique et méthodologique. Je l'ai aidé à trouver les clefs de la constance.
Quels sont vos objectifs pour lui cette saison ?
Avec Adrien, nous ne sommes pas à cheval sur les résultats car ils ne dépendent pas de lui. Nous voulons d'abord travailler sur certains compartiments de jeu : technique, compétence et performance. Nous visons aussi une constance au niveau de ses échauffements afin de diminuer les risques de blessure. Sur un plan comptable, nous voulons d'abord qu'il conserve sa carte. Puis, nous irons crescendo. Pourquoi ne pas envisager d'entrer dans le Fedex ? Ensuite, il peut viser un titre sur le PGA. La manière prime sur les résultats.
En quoi la présence de Thomas Detry sur le PGA aurait-elle pu l'aider cette saison ?
Thomas sera toujours disponible pour Adrien. Ils n'ont jamais arrêté d'échanger. Il agit comme un grand frère. Thomas a déjà joué sur ces parcours. Il l'aidera à trouver plus facilement les clefs. S'il avait été présent, nous aurions pu prendre des repas ensemble en parlant notre langue maternelle. Adrien habite aux États-Unis depuis des années. Il connaît le fonctionnement.
En quoi le Adrien de 2026 est-il différent de celui de 2024 lors de son premier passage sur le PGA Tour ?
Il se connaît beaucoup mieux. L'homme est plus mature. Le joueur aussi. Il maîtrise mieux ses forces et son système. Il est resté curieux. Il pose mille questions. Il doit maintenant montrer sa capacité à être constant sur une saison. Cette semaine, il enchaîne avec The American Express.