Icon payantArticle réservé aux abonnés

Croquis de justice: "J'avoue, j'ai fait une grave erreur en pointant le pistolet d'alarme sur son visage"

Après plusieurs agressions, le prévenu avait acheté une réplique d'arme à feu, qui tire des balles à blanc. Sa victime ne pouvait pas le savoir.

Les tribunaux voient parfois défiler de curieux pistolets lors des audiences.
Les tribunaux voient parfois défiler de curieux pistolets lors des audiences. ©JC Guillaume

D'emblée, l'homme s'excuse devant le tribunal pour son élocution claudicante. Il a des difficultés à s'exprimer depuis une série d'agressions dont il a été victime. Agent de communication avant de diriger un bureau d'architecture pendant quinze ans, Éric (prénom d'emprunt) se décrit d'abord comme un artiste. Il a créé une fondation "qui a été certifiée d'utilité publique par le roi des Belges", assure-t-il.

Il détaille, en trébuchant sur les mots, trois de ses projets – disons – très éclectiques : la mise au point d'un brevet pour empêcher les rats de remonter dans les canalisations ; le développement de contacts pour augmenter le nombre de donneurs de sang et l'organisation de conférences pour sensibiliser les gens à l'anorexie mentale. "Chaque fois, une œuvre dont je suis le créateur sert de vecteur de communication", précise-t-il.

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.
Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...