Icon payantArticle réservé aux abonnés

Vilde Frang parmi les siens

Magistral Chamber Orchestra of Europe, avec Bach en fil rouge.

Martine Mergeay
Le Chamber Orchestra of Europe.
Le Chamber Orchestra of Europe. ©JuliaWesely

Ce n'est qu'en y étant qu'on peut mesurer ce qu'on aurait manqué en n'y étant pas… Le concert donné mardi au Bozar est de ceux qui marquent, tant par leur dramaturgie que par leur intensité.

Il est intéressant de rappeler que le Chamber Orchestra of Europe, fondé en 1981, est issu de l'European Community Youth Orchestra (EUYO), comptant aujourd'hui 60 membres indépendants menant en parallèle une carrière de chef d'orchestre ou de musicien de chambre, et attestant tous une maîtrise et un engagement exceptionnels. Cela se voit à la participation des corps – telle, après l'introduction mystérieuse des quatre chefs de pupitre, l'entrée lente et processionnelle des musiciens, tête basse, comme autant de pénitents recueillis (chef compris, le charismatique Robin Ticciati) -, aux échanges de regards, aux sourires ; cela s'entend, à la clarté du discours musical, à l'intensité de chaque phrase, à l'émotion qui surgit. Ouvert sur un geste d'amour pour Bach (la fameuse Fugue sur les lettres de son nom qui ouvre la pièce éponyme de Sofia Gubaidulina), ce programme prit fin sur la fugue triomphale – et dramatique — de la Symphonie n° 41 de Mozart.

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.
Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...