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Pour la première fois, les réseaux sociaux ont bousculé le préconclave

Le brouhaha médiatique et les rumeurs ont été importants ces deux dernières semaines autour du Vatican. Cela a déstabilisé certains électeurs et change l'approche que les catholiques ont de la papauté.

Cardinal John Atcherley Dew is approached by reporters as he leaves after a cardinal's meeting, at the Vatican, Tuesday, May 6, 2025. (AP Photo/Francisco Seco)
Un journaliste cherche à interroger le cardinal John Atcherley Dew. ©Copyright 2025 The Associated Press. All rights reserved

C'est un site internet fantôme. SCVNews, c'est son nom, est né le premier mai, se présente comme une agence de presse, offre des articles assez froids sur l'actualité vaticane, mais aucun n'est signé. Pour l'heure, il est donc impossible de savoir qui est derrière ce site ni quelle influence il entend jouer.

Aussi mystérieux soit-il, SCVNews n'est qu'un exemple parmi d'autres de la multiplication des chaînes vidéos, sites, blogs, comptes Twitter plus ou moins sérieux qui "couvrent" le conclave et diffusent des rumeurs, participant à "un nouveau modèle de communication, parfois déstabilisant voire violent pour certains cardinaux", notait ce mardi l'agence I.Media. Deux de ces rumeurs ont d'ailleurs secoué le Vatican ces derniers jours : la première portait sur l'état de santé dit fragile du cardinal Parolin, l'un des favoris du conclave. La seconde sur une soi-disant ingérence d'Emmanuel Macron afin de privilégier la candidature de certains cardinaux français.

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