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Le royal panthéon d'Andràs Schiff

Classique. Le roi Philippe et la princesse Elisabeth à l'ouverture des Flagey Piano Days.

Nicolas Blanmont
Andras Schiff
Andras Schiff ©Nine Nouvel

Andràs Schiff étant un des plus grands pianistes en activité aujourd'hui (le plus grand ?), sa présence mercredi en ouverture des Flagey Piano Days était assurément logique. Logique et en même temps marquante, puisque le grand pianiste britannique d'origine hongroise ne visite pas la capitale chaque année. Le Roi Philippe ne s'y était pas trompé qui, en connaisseur, assistait au récital en compagnie de la Princesse Elisabeth.

Surprise

À son niveau de notoriété – mais aussi et surtout de confiance que le public place en lui –, Schiff peut se permettre ce dont rêvent tant de musiciens : n'annoncer aucun programme et choisir au dernier moment ce qu'il jouera le soir. Même en entrant dans un Studio 4 plein à craquer – on a même dû ajouter des chaises sur la scène –, le public ignore ce qu'il jouera. Il faudra attendre la fin du premier morceau pour que Schiff saisisse un micro et dévoile, en toute simplicité, ce qu'il vient de jouer : le Caprice sur le départ de son frère bien-aimé BWV 992, une très rare œuvre de jeunesse de Bach, dont il dit "Il est Dieu pour moi".

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